Le coordonnateur de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), Cheikh Mbow a fait le diagnostic des mauvais résultats du baccalauréat enregistrés dans les différentes régions du pays. Pas étonnant, selon Cheikh Mbow, qui affirme que l’année scolaire a été « très mouvementée ».
« Nous ne disposons encore de toutes les données pour faire une analyse exhaustive des mauvais résultats du Bac. Mais, nous voyons que les premières tendances ne sont pas rassurantes. Donc, cela confirme que nous ne ferons pas mieux que les années précédentes, car l’année scolaire a connu des perturbations énormes », a déploré M. Mbow.
De l’avis du coordonnateur de la Cosydep, le temps des enseignements-apprentissage était très réduit cette année. Il a estimé que le peuple avait senti une certaine « démotivation » des enseignants avec le bras de fer qui l’opposait à l’Etat du Sénégal.
« Les enfants ont vécu un stress qui les a conduits jusqu’au baccalauréat. Ils ne savaient pas si l’examen allait se tenir ou pas. Si nous combinons tous ces éléments, nous nous rendons compte qu’on ne peut pas espérer avoir de bons résultats », a analysé, Cheikh Mbow, interrogé par Rsi.
Selon le coordonnateur de la Cosydep, le taux de réussite au Bac ces dernières années tourne autour de 30 et 40%. Et c’est presque dans tous les autres examens (Cfee, bfem). Cela est « très, très faible », a-t-il poursuivi.
« La norme qui est requise en pédagogie, c’est qu’au moins 80% des apprenants maitrisent 80% des enseignements-apprentissage. Nous en sommes toujours à moins de 50% pour toutes ces dernières années. Nous sommes très inquiets, quant au devenir du système éducatif sénégalais », a regretté, M. Mbow.
Les localités qui enregistrent le plus d’échecs, sont entre autres, la région de Matam, de Ziguinchor, Sédhiou, de Diourbel et de Saint-Louis. Outre ces régions citées, le patron de la Cosydep soutient que c’est la quasi-totalité des régions qui sont touchées par ce phénomène.



