Des assaillants lourdement armés, qualifiés de « terroristes » par le gouvernement, ont attaqué la station balnéaire de Grand-Bassam, à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Abidjan, faisant 16 morts, dont 14 civils. C’est la première attaque de ce type dans le pays, et qui n’est pas sans rappeler celles du burkina faso et du mali. La Côte d’Ivoire était pourtant une cible de longue date. La sécurité aux frontières, particulièrement au nord, avait été renforcée ces derniers mois.
Selon les premiers témoignages, au moins dix personnes armées de Kalachnikov ont tiré des rafales à plusieurs endroits tout le long de la plage, dans la ville touristique et balnéaire de Grand Bassam, un haut lieu de villégiature pour les Ivoiriens plutôt aisés et de nombreux expatriés. « Vers 13h30, nous étions à a Terrasse de la Madrague quand nous avons entendu plusieurs rafales de tirs. Les personnes qui tiraient le faisaient tout le long de la plage en se dirigeant vers l’Etoile du Sud », à Jeune Afrique, un restaurateur qui a requis l’anonymat.
Pour le moment, les autorités ne parlent que d’une fusillade ou de règlements de compte entre bandits. Mais le mode opératoire des assaillants est plus proche de celui d’une attaque terroriste. « Il y a plusieurs blessés par balles qui se font soigner non loin de la prison civile. Bruno Koné, le porte parole du gouvernement joint par Jeune Afrique a affirmé que la piste terroriste pourrait être envisagée, tout en confirmant un bilan de cinq morts, mais du côté des assaillants. Plusieurs témoignages font état de nombreux corps étendus sur les lieux de l’attaque. Il y aurait également eu une brève prise d’otage à l’Etoile du Sud.


