« Les forces de sécurité ont mis en échec vendredi matin une action terroriste imminente qui visait la sécurité de la Grande mosquée et les fidèles », a déclaré dans la nuit de vendredi à samedi le porte-parole du ministère de l’Intérieur, le général Mansour al-Turki.
Le kamikaze faisait partie d’un groupe « terroriste », basé dans deux quartiers de La Mecque, et à Jeddah, la capitale économique du royaume, sur la mer Rouge, et dont cinq membres, y compris une femme, ont été arrêtés, a ajouté le ministère.
Onze personnes – six pèlerins et cinq policiers -ont été blessées dans l’effondrement partiel d’un bâtiment de trois étages, situé dans l’enceinte de la Grande mosquée, où se barricadait un kamikaze qui s’est fait exploser, a ajouté le porte-parole dans un communiqué publié par l’agence de presse officielle SPA.
Deux des fidèles blessés étaient toujours hospitalisés alors que les quatre autres avaient pu quitter l’hôpital après avoir reçu les soins nécessaires, a précisé le porte-parole sur la télévision d’Etat.
L’attentat a été déjoué au moment où les fidèles étaient massivement rassemblés à la Grande mosquée pour le dernier vendredi du ramadan, le mois de jeûne musulman.
L’attaque d’hier n’a pas été revendiquée et pour l’instant les autorités ne citent aucune organisation en particulier même si le groupe Etat islamique est le principal auteur des attentats récemment commis dans le royaume. Visée sur son site le plus sacré, la Mecque, l’Arabie Saoudite a reçu des messages de soutien ou des offres de coopération antiterroriste. Des messages venus notamment du Qatar ou encore d’Iran, malgré des relations actuellement très dégradées entre ces pays et Riyad.
C’est la deuxième fois en moins d’un an que les lieux les plus sacrés de l’islam sont visés en Arabie saoudite.
En juillet 2016, un attentat perpétré à Médine, deuxième lieu saint de l’islam, avait fait quatre morts parmi les gardiens de sécurité, près de la Mosquée du prophète Mouhameth.



