Elu Président des Etats-Unis il y a de cela quelque quatre mois, Donald Trump est déjà en échec total en ce qui concerne sa politique intérieure. Dès lors, il veut montrer sa force par sa politique extérieur. Il a donc choisi de frapper la Syrie, un pays allié dans la lutte contre le terrorisme. Celui-là même que Trump faisait des yeux doux, contre Barack Obama qui exigeait sans relâche le départ d’Assad, il y a quelques mois seulement. Une démarche qui est loin de plaire à Moscou.
Les russes espéraient mieux de Donald Trump. Moscou qui est accusé d’avoir joué un rôle important dans l’élection du nouveau président des Etats-Unis en influençant les intentions de vote ne s’attendait pas à une telle attitude de Trump. L’interventionnisme imprévisible des Etats-Unis en Syrie déçoit alors Poutine. Moscou et les autres alliés du président syrien Bachar al-Assad, notamment la Russie et l’Iran ont d’ailleurs menacé Washington de représailles.
La première mesure de la Russie est le refus de Vladimir Poutine de recevoir le secrétaire d’Etat Américain, Rex Tillerson qui avait prévu de faire un déplacement à Moscou. Pis encore, la Russie a promis de réagir fermement à toute nouvelle agression de la Syrie. Ainsi, on est aujourd’hui bien loin de ce qu’espéraient les Russes quant à l’élection de Donald Trump.
En effet, les Russes ont perdu leur illusion avec l’élection de Donald Trump. Moscou devra alors s’habituer à cette politique imprévisible de Trump et admettre que l’actuel Président n’est finalement pas la personne idéale. Le successeur de Barack Obama n’a sans doute pas le charisme de son prédécesseur, ni la docilité et l’efficience avec laquelle Obama a su gérer les dossiers sensibles.
Ainsi après les américains qui ont commencé à regretter Barack Obama, Moscou aussi regrette sans doute l’ex Président, ou du moins, Hilary Clinton qui était bien parti pour succéder à Obama.



