L’enquête sur les malversations des fonds de la mairie de Dakar suit son cours. Hier le maire de Dakar est appelé pour répondre des accusations du coordonnateur de l’inspection générale des services municipaux, Amadou Moctar Diop. Entendu le 14 février dernier, le collaborateur du maire a révélé des zones d’ombres dans l’utilisation de la caisse d’avance.
Après une audition de deux jours, le maire de Dakar est finalement rentré mais il reste toujours à la disposition de la justice pour la poursuite de l’enquête. Dans cette affaire il serait question de répondre des questions portant sur les malversations des fonds de la mairie dont il fait l’objet. Ainsi selon le coordonnateur de l’Inspection générale des services municipaux, ce dernier se dit sidérer de la manière à laquelle la caisse d’avance est utilisée. Car pour lui, cette caisse ressemble plutôt à un fonds politique.
Rappelons que l’inspection générale des services municipaux a pour rôle de veiller et de contrôler les administratifs, financiers et comptables de la mairie.
Interrogé sur le rapport de l’Ige concernant les crédits inscrits au compte 6490 « dépenses diverses » du chapitre 313 « Cabinet du maire », servant à alimenter une caisse d’avance par l’arrêté N00503/MVD/SM/IAF du 31 janvier 2003 annulant et remplaçant l’arrêté n°001347/VD/DAF du 15 avril 2002, portant création d’une caisse d’avance. Amadou Moctar Diop d’expliquer que ses changements ont été opérés dans le but d’augmenter l’argent de la caisse d’avance qui était de 10 millions pour le ramener 30 millions par mois. Cependant il affirme n’avoir pas connaissance de l’existence de cette caisse ainsi que les rubriques de la fourniture des denrées alimentaire entre autre qu’après le passage des enquêteurs de l’Ige. Même s’il reconnait avoir signé tous les documents que lui présentait un certain Bodian.
Revenant sur la relation entre la ville de Dakar et le Gie Tabbar, cité dans cette affaire consistant à livrer du riz et du mil pour la mairie, Amadou Mactor Diop se veut clair. Il dit n’avoir connu le Gie que sur les factures qu’il recevait.



