Les professeurs sortant de la Fastef de la promotion 2013 sont dans tous leurs états. Face à la presse ce matin, ces professeurs qui sont toujours en chômage depuis la fin de la formation, il y a de cela 5 ans, ont posé sur la table une vieille doléance à savoir leur intégration dans la fonction publique.
Cela fait cinq ans et cinq mois que ces professeurs issus de la Fastef sont au chômage. La promesse de 500 milles emplois par an faite par le président Macky Sall n’a pas été tenue. Youba Coly, coordonnateur des professeurs en chômage de la promotion 2013 explique : « Nous ne pouvons pas comprendre comment en janvier 2015 une partie de la promotion a été recrutée et une autre partie a été laissée en rade, dont le nombre s’est effrité à 213 professeurs sans emplois. Nous pensons que nous sommes victimes d’une injustice qui doit être réparée. »
Il se demande alors « Pourquoi l’Etat recrute des enseignements au détriment de ceux qui sont déjà formés et bien outillés pour aller déjà dans les classes. Pourquoi des classes pléthorique de 80 à 110 élèves et une surcharge horaire ? Pourquoi construire de nouveaux établissements scolaires et ne pas les équipés en matériels didactiques et en ressources humaines de qualité et en quantité ? »
Youba Coly estime que le mutisme du gouvernement face à ses discriminations a entrainé des dégâts énormes : « De nombreuses familles se sont dispersées. Des parents qui ont consentis un effort national pour assurer la formation de leurs enfants sont déçus. Et d’autres sont morts emportés par le chagrin. Certains professeurs désespérés ont choisi l’émigration clandestine dont parmi eux trois ont perdu la vie au Maroc et en Libye. »


