L’année 2016 en Afrique est particulièrement chargée en élections avec plus de 15 scrutins présidentiels. Les observateurs ont à cet effet constaté une véritable fraction démocratique entre l’Afrique de l’ouest et l’Afrique centrale.
Pas moins de 15 scrutins en Afrique. L’année 2016 particulièrement chargée et le bilan est mitigé. A l’ouest, les élections au Bénin ou encore tout récemment au Ghana ont suscité l’enthousiasme des observateurs. Alors qu’en Afrique centrale elles ont été contestées comme au Gabon ou entachées de violence comme au Congo Brazzaville, quand elles ne sont pas tout simplement repoussées comme en République démocratique du Congo. Par ailleurs au niveau des instances sous régionales, la Cedeao reste très ferme sur la Gambie alors que l’East Africain community, elle, défend la légitimité du président Burundais, Pierre Nkurunziza.
Plusieurs grilles de lecture ont, à cet effet, été relevées. Selon l’historien Sénégalais, Amadou Diouf, les causes profondes sont à chercher dans l’histoire coloniale de ces nations.
Sur Rfi, il fait savoir que « Ce sont des systèmes coloniaux qui ont été des systèmes différents. Le système colonial ayant permis aux africains de Louassi, non seulement d’apprendre le système mais d’y évoluer et de s’ouvrir des espaces qui sont des espaces d’expression et d’autonomie. Ce qui n’a pas été le cas avec l’autoritarisme et la brutalité qu’on a connu des systèmes coloniaux en Afrique centrale. Et ça a donné naissance à des classes politiques. »
Mais pour Christopher Fomunyoh Directeur Afrique de nationale démocratic Institute c’est qu’en Afrique centrale, l’histoire est marquée trop par l’intervention de forces armées diverses. Et donc par une instabilité durable.



