Le divorce entre la présidente du mouvement And, Aida Mbodji et le Pds se précise davantage. En tournée depuis quelques jours dans le sud du Sénégal pour la massification de son mouvement, la dame a fait savoir qu’elle ne compte pas fusionner son mouvement dans le Pds concernant les élections législatives à venir.
Le discours de la présidente du groupe parlementaire des libérales et démocrate est devenu de plus en plus radicale. Cela peut se comprendre car cette dernière se dit marginalisée par ses frères de partis. Poursuit-elle, le président Wade est parti en laissant un groupe qui gère le parti dans l’opacité en isolant certains responsables comme elle. Une situation qu’elle ne va pas accepter.
Revenant sur les raisons de sa tournée qui est en fait, un moyen pour développer les bases de l’Alliance nationale pour la démocratie(And), Aida Mbodji a tenu à rappeler que son mouvement est dans la logique de prendre le poste des deux députés que doit disposer la région de Ziguinchor. Cependant elle n’écarte pas de s’allier avec un autre parti excepter ceux de la majorité. Car l’And créée au lendemain des élections du 23 mars pour constater les regrets des sénégalais, ne saurait pactiser avec le pouvoir.
Interrogé sur le cas du maire de Dakar qui est dans les liens de détention dans l’affaire de la caisse d’avance, la présidente du mouvement de l’And apporte sa solidarité avec le maire. Avant d’ajouter que la justice est dirigée par le pouvoir en place. Elle prend en témoin la population sénégalaise qui a assisté à sa destitution au poste du conseil départemental de Bambey qu’elle a gagné devant deux ministres en fonctions.


