On l’a connu très proche de la grande famille maraboutique de Touba. Ce qui explique sa présence en Italie pour assister à la journée Serigne Touba de Brescia, tenue hier, 8 juin 2017. Aïda Mboji, membre du Pds, présidente du mouvement «Alliance nationale pour la démocratie », se pose pour donner les détails de sa liste pour les Législatives du 30 juillet prochain. Dans une interview avec l’Obs, elle explique pourquoi elle n’est pas partie avec la coalition Mankoo, le rôle de Oumar Sarr dans ce choix, ses réelles motivations, son avenir politique et la suite de son compagnonnage avec le Pds.
Connue pour son engagement et ses discours très pertinents, la lionne du Baol donne les raisons de sa participation des Législatives sous la bannière de son mouvement l’Alliance nationale pour la démocratie «And Saxal Liguey». Car cette dernière se dit marginaliser par ses frères du Pds.
«J’ai toujours négocié à l’intérieur de mon parti, en refusant les offres des autres alliés de Mankoo Wattu Senegaal avant l’éclatement. Quand ils m’ont demandé de venir me joindre à eux avec mon mouvement, j’ai préféré m’entendre d’abord au sein de mon parti. La direction du parti, Oumar Sarr, a cherché à m’isoler. Depuis le début j’ai voulu que le parti puisse croire en lui (Oumar Sarr) que le parti puisse rester debout. Au lieu d’aller considérer des mouvements externes, il faut considérer les mouvements qui sont à l’intérieur du parti pour se doter d’une force qui permettra d’affronter ces échéances. Il n’est pas important de faire des coalitions qui ne pourraient que nous desservir. Finalement, j’ai raison, parce qu’ils ont quitté Mankoo. »
Abordant la question sur la pluralité des listes elle soutient que c’est la démocratie, c’est normal. On devait en avoir plus. C’est le propre des élections Locales et Législatives. C’est l’occasion de découvrir les uns et les autres pour prendre des mesures après, afin de mieux restructurer le champ politique.


