Les journalistes espéraient avoir plus de liberté dans l’exercice de leur fonction après le départ de Yahya Jammeh, mais les faits montrent le contraire. Pour preuve, le dimanche dernier, un journaliste du journal privé Foroyaa, Kebba Jeffang a été agressé puis expédier de la salle qui abritait la conférence de presse par les militants de Adama Barrow.
Selon nos confrères de Afp, le journaliste, Kebba Jeffang a été frappé par les militants d’Adama Barrow, lors d’une conférence de presse en présence du ministre des Affaires étrangères, Ousainou Darboe, et celui de l’Intérieur, Mai Fatty. Cet incident est survenu après que le journaliste ait posé une question concernant un éventuel éclatement de la coalition qui a conduit le président Barrow à la magistrature suprême à l’approche des Législatives.
Face à cette situation plusieurs les journalistes peuvent-ils continuer à espérer sous le régime de Barrow, une liberté de la presse dont-ils ont longtemps été privée ? Mais, une chose est sûr la situation actuelle n’est pas encore rassurante. Pour parer éventuellement à ces situations, les syndicalistes de la presse sont sortis du mutisme pour déplorer cette agression dont-ils qualifient ‘’d’attaque à la liberté de la presse’’.
Rappelons que du régime de l’ancien dictateur de la Gambie, Yahya Jammeh avait subi beaucoup de critiques de la part des Organisations internationales des droits de l’homme. Notamment la Raddho, Amnesty Internationale, pour avoir martyrisé des journalistes et chasser d’autres du pays. Une situation qui risquerait d’arriver, avec Barrow si des mesures coercitives ne sont prises.


