AccueilPolitiqueAffaire Khalifa Sall: L'Etat corse la note!

Affaire Khalifa Sall: L’Etat corse la note!

C’est fait! La constitution de partie civile de l’État dans  l’affaire de la caisse d’avance de la ville de Dakar qui a envoyé Khalifa Sall et ses collaborateurs en prison est effective. Après avoir déposé sa lettre de constitution de partie civile lundi dernier, l’Agent judiciaire de l’État (AJE) en personne, Antoine Félix Diome, accompagné de ses conseils, a confirmé hier sa plainte. À cet effet, lAJE a été entendu pendant une quarantaine de minutes. 

Accompagné de ses conseils, Me Boubacar Cissé, Yérim Thiam et Pape Moussa Félix Sow, l’AJE, Antoine Diome a confirmé ses accusations de détournement et de blanchiment de fonds portées à l’encontre  du maire de Dakar et de ses collaborateurs. D’après Me Cissé, l’État n’a pas encore évalué l’ensemble de son préjudice même s’il y a un montant initial de 1,8 milliards de Fcfa reproché aux inculpés. 

‘’Le préjudice sera déterminé. On ne peut l’évaluer pour le moment, mais quoi qu’il en soit, l’argent du contribuable a été détourné et il faut le rembourser’, soutient la robe noire au téléphone de l’Enquête.

L’édile de la ville de Dakar et ses collaborateurs séjournent en prison depuis le 7 mars dernier. Il s’agit de Mbaye Touré, Directeur administratif et financier, sa secrétaire Fatou Traoré, Amadou Mactar Diop qui siégeait au niveau de la commission de réception, Yaya Bodian, chef du bureau budget et Ibrahima Yatma Diaw, chef de la division finance et comptable. 

Les deux anciens conseillers municipaux Oumar Bocoum et Ibrahima Touré sont eux placé sous contrôle judiciaire. Ils sont poursuivis aussi dans le cadre de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. A Cet effet, le juge d’instruction a retenu contre eux les chefs d’associations de malfaiteurs, détournement de derniers publics portant sur 1,8 milliard Fcfa, escroquerie portant sur des deniers publics, blanchiment et faux et usage de faux en écriture administrative et de commerce…..

Toutefois, le maire socialiste et ses coïnculpés, ont depuis lle début de l’enquête de la Division des Investigations criminelles (Dic) cessé de réfuter ses accusations. Ils ont réitéré leur dénégation lors de leur inculpation et ensuite au moment de l’audition au fond et des confrontations. D’ailleurs au lendemain de celle-ci, le vendredi dernier précisément, la défense a déposé des demandes de liberté provisoire.

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