L’affaire du magistrat Ibrahima Hamidou Dème continue de faire couler beaucoup de salive. Pour preuve, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba en présidant la journée régionale de santé publique et de l’action sociale dans le village de Dialacoro, sis à une dizaine de kilomètres de Tamba Commune, a soulevé la question et affirme qu’il ne l’appartient pas de le sanctionner.
Se servant de cette journée comme tribune, le ministre de justice, Sidiki Kaba s’est prononcé sur les sujets brûlants de l’actualité sénégalaise, à savoir la sortie musclée de l’Usm à son encontre, l’indépendance de la justice et surtout la question de la carrière de la magistrature, le fonctionnement du conseil supérieur de la magistrature et surtout le cas du magistrat Ibrahima Déme.
Présidant cette journée, le Garde des Sceaux, Me Sidiki Kaba, a expliqué que la journée régionale de santé publique et de l’action sociale est un événement majeur qui permet de faire l’évaluation de la situation sanitaire de la région de Tambacounda. « Cette journée nous permet de faire l’évaluation de la situation sanitaire dans la région. Nous avons eu à parler de la place du centre hospitalier régional et des actions à mener pour relever son plateau technique médical et en même temps, le message fort que j’ai eu à passer, c’est que nous devons faire en sorte qu’en donnant la vie, la femme ne soit pas victime de la mort, » a-t-il expliqué dans les colonnes de l’observateur.
Abordant la question de la récente sortie de l’Ums, le ministre a souligné, qu’ «elle est dans son rôle en soutenant ses membres. Je voudrais d’abord dire qu’à l’Assemblée nationale, il m’a été demandé des éclairages sur ce sujet, puisque j’étais parti défendre le projet de loi portant sur l’Ordre national des Experts du Sénégal. J’ai dit qu’il était important que l’on puisse rapporter dans la sincérité l’ensemble des propos, loin des esprits polémiques. Cela n’est pas l’objet de mon intervention ».
Selon Sidiki Kaba, les réformes qui régissent les textes de la justice ont été votées à l’Assemblée nationale le 5 décembre 2016 et promulgué par le président, le 17 janvier 2017, après que le Conseil constitutionnel saisi obligatoirement avant toute promulgation de loi organiques, les a déclarées conformes à la constitution.
Dans ce même ordre d’idées, le Garde des Sceau, ministre de la Justice, Sidiki Kaba a abordé le cas du magistrat Ibrahima Dème, qui vient de démissionner, selon lui à cause de certaines imperfections imputée à la justice sénégalaise. « Le droit de réserve est la pierre angulaire de la conduite du magistrat. Les règles de déontologie s’appliquent à tous les magistrats. S’il y a un manquement, c’est au tribunal des pairs de trancher. Et le Conseil de discipline statue en l’absence du Président et du ministre de la Justice », a– rassuré le ministre dans les locaux de Dialacoro.



