Interpellé en marge de l’ouverture de la première session de Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), sur la gestion de la caisse d’avance, le président du Hcct, Ousmane Tanor Dieng, esquive la question Khalifa Sall demande à ses collègues de donner l’image de gens respectables.
Le maire de Dakar est un homme qui dérange. L’évocation du nom de Khalifa Sall embrouille jusque dans les entrailles du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Présidant, hier, l’ouverture de la première session de l’année 2017 du Hcct, Ousmane Tanor Dieng s’est rebiffé avant d’accepter de se soumettre aux interrogations des journalistes.
Avant même de débuter les questions avec les journalistes, le Secrétaire général national du socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng ne les laissera pas embarquer dans des questions qui fâchent. À défaut de ne pas répondre, le chef de file des socialistes fixe les règles du jeu. « Mais, je veux que vos questions ne portent que sur des questions relatives au Hcct. Je ne répondrais pas à d’autres questions. Je veux que les règles du jeu soient claires et acceptées. S’il s’agit du Hcct, je répondrai aux questions qui ont trait à ce domaine, » précise-t-il.
Dans son intervention, Tanor est revenu sur le rôle et les missions du Hcct. Selon lui, le Haut conseil des collectivités territoriales est le maillon qui manquait aux réformes entreprises au Sénégal en matière de décentralisation. « Le Haut conseil, en tant qu’assemblée consultative chargée d’étudier et de donner des avis sur les politiques de décentralisation, d’aménagement et de développement du territoire, constitue à mes yeux, le maillon qui manquait à la chaîne des réformes sur la décentralisation», rassure le président dudit conseil.
Pour mener à bien, leur mission, Tanor invite ses collègues à la rigueur, à la transparence, à la ponctualité, et à la perspicacité pour être des gens respectables qui se respectent entre eux. « Nous sommes des gens respectables et qui se respectent entre eux. De ce point de vue là, on peut avoir des positions différentes, mais on va échanger dans la courtoisie, dans le respect des uns et des autres et pour aboutir à des consensus », a-t-il indiqué dans les colonnes de l’observateur.


