Depuis les années 2000, l’union européenne est entrain de négocier des accords de partenariat économique avec les pays de l’ACP (Afrique, Caraïbes, et le Pacifique) en vue de promouvoir le libre échange entre ces pays. Ce partenariat serai conçu sur la base d’établir l’intégration régionale mais aussi de faciliter la libre circulation des biens et services. Dans ce cadre, les pays du Sud seraient amenés à ouvrir leurs marchés à la plupart des produits en provenance de l’Europe. Seul un accord a été signé par faute de certaines réticences en provenance des sociétés civiles et de certaines Etats qui voient cette signature comme un acte suicidaire.
Avec la signature des APE, les entreprises privées locaux vont subir une forte concurrence des entreprises européennes qui viendront s’installer dans l’espace ouest africain. Une suppression des taxes douanières (pertes des recettes fiscales), crainte de la concurrence sur le marché agricole. Certains pays de l’Afrique de l’ouest ne disposant pas d’une très forte économie comme le Niger auraient d’énormes difficultés pour payer leurs fonctionnaires. Certains pays européens par contre craignent d’être envahis par une forte migration du au chômage engendré par ces accords.
L’Union Européenne pour accentuer sa pression signe des accords intérimaires avec certains pays (Cote D’ivoire et le Ghana). Les pays ne s’étant pas engagés dans la signature de tels accords intérimaires au 1er Octobre 2014 se verront retirer tous leurs avantages et ne bénéficieront pas de l’accès au marché européen.
C’est en 2007 que l’accord devait être signé mais en vue du désaccord de certains pays de la CEDEAO qui désapprouvent cette signature, l’APE n’a pas toujours été ratifié. Le Nigeria qui est le poumon de l’économie ouest africaine n’est pas prêt à donner son accord. Il en est de même pour la cote d’ivoire et le Ghana qui ont signé des accords intérimaires.
Le Sénégal par contre a signé en 2014 les accords de partenariat économique entre L’UE ET L’AO. Cet acte a été a l’origine du soulèvement de la société civile sénégalaise mais aussi de la COALITION NON AUX APE. Selon cette coalition, l’APE va faire perdre au Sénégal 240 milliards /an. C’est 6 fois le crédit contracté par le Sénégal auprès la Banque Mondiale pour faire bénéficier d’eau potable à 590.000 Sénégalais d’ici 2020.
Les négociations durent depuis plus d’une décennie, tous les 5 ans l’Accord est révisé. Il faudra attendre 2016 pour une autre révision. La clause stipule que si les ¾ des pays de la zone signent : l’accord doit être ratifié ce qui n’est toujours pas le cas.
Amélie Dioumba BADJI


