Depuis quelque temps, Me Abdoulaye Wade est redescendu dans l’arène politique au moment où il devait prendre une retraite bien méritée. Un autre engagement politique qui aurait pour seul but de baliser la voie à son fils, Karim Wade, qui peine toujours à prendre ses marques. Rusé qu’il soit, il a déjà embarqué l’opposition dans son plan.
Après 25 ans d’opposition et 12 ans de pouvoir, Me Abdoulaye Wade méritait sans doute une retraite politique digne de ce nom. Mais, depuis qu’il a quitté le pouvoir, Wade père peine à se reposer, car le fils qui devant assurer la relève n’a toujours pas pris ses marques.
En effet, tout au début de son magistère, Idrissa Seck qui avait clairement compris l’objectif de Me Abdoulaye Wade de se voir succéder par son fils avait dénoncé une volonté de dévolution monarchique du pouvoir. Au fil du temps, les faits lui donnent raison. Karim monte comme une flèche aux différents échelons du pouvoir et occupe différents portefeuilles ministériels. A la fin du mandat de son père, les reines du parti lui son légués car il est consacré candidat du Pds.
Mais Macky Sall qui avait vu tout venir, ne permit pas à Me Abdoulaye Wade de réussir son dessein. Surtout à cause des humiliations qu’il a vécues à cause de Karim Wade. Il anéantit considérablement les chances de celui-ci à accéder au pouvoir à travers une procédure d’enrichissement et d’une grâce obscure. Karim Wade devenait alors non présidentiable du fait de sa peine d’emprisonnement.
Mais, Me Abdoulaye Wade qui n’abdique toujours pas, trouve encore une échappatoire. Il compte sur la majorité de l’opposition à l’Assemblée nationale pour obtenir l’amnistie de son fils et de pouvoir le présenter aux élections présidentielles à venir. Une démarche rusée qui pourrait, sans doute, payer si l’opposition met le paquet aux élections législatives à travers cette large coalition dénommée Manku taxawu Sénégal. Et pour ça, Me Abdoulaye Wade tente de les haranguer comme il peut.



