Keppar- Au Gabon, le bras de fer entre Bongo et Ping se poursuit. La Cour constitutionnelle a déclaré élu le président sortant, qui a appelé au dialogue. Mais cette décision a été récusée par l’opposition et n’a pas apaisé la colère de la rue.
Nous avions parlé d’un weekend de tous les dangers à Libreville. Nos correspondants dans la capitale gabonaise nous décrivent un climat tendu surtout sur le boulevard du bord de mer. Une poignée de militaires de la garde présidentielle filtrait les voitures, arrêtant les unes, fouillant des coffres. des dizaines de ces barrages hérissaient du bord encore Libreville, afin d’éteindre au plus vite la moindre contestation.
la ville semblait d’un calme maladif. Elle n’était pas fiévreuse. Elle était atone. La circulation restait rare, et dans les quartiers les passants ne traînaient pas. On se méfie encore, et l’on redoute des rixes et le sang qui avaient marqué, début septembre, l’annonce des résultats provisoires.
Les seules réactions notées sont celles de la France , de l’union européenne et des Etats-Unis. L’occident a exprimé des doutes sur la sincérité des résultats. Ni l’union africaine, ni la CEAC n’ont été audibles jusqu’ic . Idem pour la Société civile Une telle inaction est déplorable et condamnable. Ce qui est clair , c’est que le Gabon est coupé en deux au vu des résultats et cela quelque soit le nom du vainqueur.
Ce qui est clair aussi , c’est que le vainqueur quel qu’il soit aura une légitimité populaire ténue . Au regard de ce constat, deux conséquences s’imposent, il faudra aller vers le sharing power ( partage du pouvoir ); Il faudra aussi faire évoluer les institutions électorales du Gabon , en allant vers l’instauration d’un deuxième tour et la limitation du nombre de mandats . Enfin, il faudra aussi faire évoluer la commission électorale notamment en s’inspirant du modèle Sénégalais.
La rédaction



