Recherche SENS désespérément dans une société en perte de repères: Le SENS est le facteur qui rend une organisation (un pays, une entreprise, une association, une ONG, un continent…) attractive. Le SENS aussi concerne l’individu qui doit donner du SENS à sa vie, c’est à dire agir positivement pour sa collectivité, équilibrer ses quatre univers de motivation (familial, professionnel, social et personnel), se respecter et respecter son prochain, valoriser, s’inspirer et encourager la réussite d’autrui. Le SENS est notre raison d’être à tous, c’est l’élément positif et moteur de nos comportements, attitudes, croyances. Sans SENS, nos pays et leurs citoyens sont désœuvrés et livrés à eux-mêmes, sans repères, ni valeurs communes. Le SENS doit être impulsé à la tête de l’Etat (un poisson pourrit toujours par la tête). Le management du pays doit donner du SENS et créer de la valeur pour les citoyens. Quand le pouvoir continue à persécuter sournoisement un Colonel de Gendarmerie, un Commissaire de Police et un Haut Fonctionnaire méritants et courageux pour chercher à les humilier alors que ceux qui sont accusés de malversations ne sont pas inquiétés, ce management ne donne aucun SENS. Quand l’opinion a l’impression que la traque des biens mal acquis fait du « deux poids deux mesures », que les politiques s’arrogent des privilèges indus, mettent le pays en campagne électorale permanente, ce management ne donne aucun SENS. Quand un président reste chef de parti politique, détient par devers lui une fortune indue, gère une caisse noire comme armes de déstabilisation de ses adversaires, de corruption et d’enrichissement illicite, ce management ne donne aucun SENS. La situation est similaire quand le chef de l’Etat ne respecte pas ses promesses électorales et se dédit. Quand le pouvoir est peu soucieux de la souveraineté politique, économique, monétaire, financière, sociale et culturelle du pays et signe des accords de mise à mort de notre pays, ce management ne donne aucun SENS. Quand dans un pays, la majorité des acteurs politique, économique et des individus utilisent des armes non conventionnelles (des pratiques mystiques, de la trahison, des coups tordus et autres manœuvres déviantes) pour détruire et éliminer leurs adversaires, parents et concurrents, ce pays ne crée aucun SENS. Quand dans ce pays l’éducation et la formation ne constituent pas le levier essentiel de la promotion sociale, ce pays ne crée aucun SENS. Quand dans ce pays l’informel dépasse de loin le formel, les entreprises usent et abusent de la précarité de l’emploi, ce pays ne crée aucun SENS. Quand dans ce pays il y a beaucoup plus de Dioulikats (prieurs et mécréants) que de Dioulits (vrais croyants) et que la religion est devenue l’opium du peuple, que le tapalé, le thiakhane, l’oisiveté, la paresse, l’indiscipline, la jalousie maladive et la méchanceté gratuite sont érigés en règles de fonctionnement, ce pays ne crée aucun SENS. Pourtant notre pays a un énorme potentiel pour créer du SENS. De grands érudits sont nés dans ce pays. Nous avons un beau pays dans un magnifique continent regorgeant de ressources et de potentialités inestimables. Une bonne et vertueuse gouvernance, l’indépendance de la justice, le respect des libertés, la promotion du mérite, de l’égalité des chances, de la compétence, la valorisation des ressources humaines de qualité et la recréation des liens sociaux et culturels sont des éléments importants pour donner du SENS et mobiliser les citoyens vers des actions de développement. Un management (public et privé) et un leadership qui donnent du SENS sont un levier important de motivation des acteurs de développement et de mise en mouvement des forces vives de la nation. Les citoyens auront ainsi l’impression et la ferté d’appartenir à un peuple soudé, à une république forte, unie, juste, solidaire et en progrès…Jummah Mubarak



