Ce que le partenariat et la cohésion sociale peuvent apporter à l’émergence est inestimable. La perception que nous avons de nous-mêmes influe sur l’image que nous véhiculons. Par conséquent, cette perception détermine notre manière de penser, de nous sentir, d’agir et de communiquer. Cette perception est le reflet de la manière dont l’individu se comporte lorsqu’il est sous tension. En écoutant le premier tentant désespérément de plaire à son président en protégeant le frère de ce dernier, on ne peut s’empêcher de sourire. Ils vivent un véritable drame nos politiques. Leur perception de soi est confuse car ils restent dans leur bulle de politique politicienne et sont condamnés à jouer un rôle dramatique. La cohésion sociale est mise à mal. Ils font vraiment pitié.
Dans les organisations (les entreprises ou les Etats) les individus abordent des comportements qui peuvent avoir une influence sur la compétitivité et la performance de ces organisations. En situation de tension, lorsque les individus agissent en perdant/perdant, ils adoptent des attitudes de dépit, apathie, de replis sur soi, de résignation, de rétention d’informations, de sabotage voir de destruction. Ces individus se posent la question de l’utilité de leur présence dans l’organisation et se confinent souvent dans une routine déprimante. Ceux qui agissent en perdant/gagnant, sont souvent dans le doute, l’angoisse, l’anxiété, la crainte, la rébellion. Ils ne disent pas ceux qu’ils pensent par crainte d’être mal vus. Leur incapacité à dire non peut entraîner des actions déviantes et nuisibles à l’organisation comme les malversations financières et autres détournements de deniers publics. Leur présence au lieu de travail est l’occasion de réjouissances et de divertissement. Les individus qui agissent en gagnant/perdant sont dans l’agressivité, l’autoritarisme, la persécution, l’orgueil mal placé, la prétention et la volonté de tout contrôler et régenter. Ces attitudes freinent les initiatives au sein de l’organisation et polluent le climat social. Ces types d’individus peuvent avoir une propension à gaspiller les ressources publiques et à abuser des biens sociaux. Ils peuvent faire travailler des collaborateurs sans les payer. Ils pensent qu’ils sont nés pour diriger et se prennent pour le nombril du monde.
Quand les individus agissent en gagnant/gagnant, ils adoptent des comportements de résolution de problèmes, de recherche de solutions, ils partagent leurs expériences, proposent leurs aides aux collaborateurs, cherchent à optimiser les choix en toute autonomie, créent des environnements propices à l’épanouissement et à l’émulation. Ces individus savent dire ce qu’ils pensent, peser le pour et le contre des décisions, tenir compte des avis des autres et s’adapter aux autres comportements déviants. Ils privilégient le travail d’équipe, la communication et l’orientation sur les résultats. Ils sont conscients que chaque individu a un potentiel et se donnent les moyens de l’optimiser. Ce partenariat gagnant/gagnant est le gage d’une cohésion sociale qui permet à l’organisation ou le pays de déployer toute sa créativité, d’innover, d’entraîner les membres dans les attitudes de résolutions de problèmes plus utiles à la collectivité. Un climat social délétère peut entraîner une baisse de l’implication des membres laissant place à une tendance massive au désengagement beaucoup plus coûteuse pour les organisations, quoique moins visible, ainsi qu’une destruction des collectifs de travail par suite de la mise en œuvre de certaines méthodes de management. Un management laissez-faire (perdant/perdant) peut semer le chaos et la désolation, un management amical (perdant/gagnant) crée des clans, des groupes d’influence sources de pratiques informelles et un management de contrôle (gagnant/perdant) utilise la flicaille et la délation comme mode de gouvernance. Un management gagnant/gagnant sera à même de mobiliser tout le monde autour de valeurs fortes, fédérer les énergies pour l’atteinte des objectifs, favoriser l’égalité des chances et l’intérêt général, libérer les forces vives, donner du sens et créer de la valeur.
Ce n’est ni la crise, ni la mondialisation qui pèsent sur le climat social, c’est le management. Le climat et la cohésion sociale qui règnent dans l’entreprise ou dans le pays découlent directement des relations manager/managé ou dirigeant/citoyen et de la manière dont l’entreprise ou le pays fonctionne sur le plan stratégique et opérationnel (vision, finalités, organisation, répartition des objectifs et des résultats, communication interne et externe, motivation, gestion des compétences, stimulations, attitudes et comportements professionnels des dirigeants). Peut-être faut-il redonner du pouvoir à ceux qui font le travail ou au citoyen et inventer d’autres moyens de jouer sur les synergies que d’imposer aux personnes des règles de travail édictés en haut et ne tenant pas compte des situations spécifiques et de l’environnement et des besoins des populations. Redonner du sens en mettant le client /citoyen au centre de la stratégie de l’entreprise et du Pays et créer les conditions pour que les personnes puissent se réapproprier leur métier /citoyenneté et travailler en équipe et asseoir une cohésion sociale. Les individus ne quittent pas l’organisation ou le pays, ils quittent des gens avec qui ils ont des difficultés à travailler ou des dirigeants qui ne font pas ce que le peuple attend d’eux…Excellente journée



