AccueilEconomieMyriam El Khomri, indique que les discriminations ralentissent la croissance.

Myriam El Khomri, indique que les discriminations ralentissent la croissance.

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, indique que ces discriminations ralentissent la croissance économique. 
La France, pays « assimilationniste » selon l’ancien président Sarkozix, connait un fort taux d’inégalités socio-économiques. Les français qui ne veulent pas renier leurs véritables ancêtres et aïeuls, croupissent sous le poids de la discrimination.

Et pourtant si l’on en croit France Stratégie, un organisme rattaché à Matignon, supprimer ces inégalités et autres discriminations à l’emploi ferait progresser les recettes publiques de 2 % et diminuerait les dépenses de l’État de 0,5 %. Et aurait un impact positif, évalué à plus de 150 milliards.

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, indique que ces discriminations ralentissent le croissance économique.

France Strategie postule que la suppression des inégalités d’accès à l’emploi en général, et plus particulièrement celle des inégalités d’accès aux postes qualifiés, augmenterait le PIB de 6,9 %, soit 150 milliards d’euros. Elle ferait aussi progresser les recettes publiques de 2 % et réduirait les dépenses de l’Etat de 0,5 %.

Pour arriver à ce résultat, France Stratégie a travaillé sur l’hypothèse d’une annulation de l’écart d’accès à l’emploi et à l’emploi qualifié des populations discriminées par rapport à la moyenne de l’ensemble de la population active française, et ce toutes choses égales par ailleurs. Ces résultats doivent être maniés avec précaution car, même si cette annulation s’effectuait d’un seul coup d’un seul, le gain de croissance ne se produirait pas d’un claquement de doigts mais sur le long terme.

 

France Stratégie évoque, en effet, deux effets cumulatifs : une « meilleure allocation des talents dans l’économie », qui aujourd’hui « se prive d’individus à fort potentiel » au profit « d’individus non discriminés moins talentueux », mais aussi une augmentation du vivier de recrutement pour les entreprises, qui pousserait à la baisse sur les salaires dans un premier temps, avant que ces derniers ne remontent grâce à l’augmentation de la production induite. Mais l’exemple américain montre qu’il ne s’agit pas seulement d’hypothèses d’école. « L’amélioration de l’accès des femmes et des Noirs aux postes essentiellement occupés par des hommes blancs serait à l’origine de 15 % à 20 % de la croissance des Etats-Unis depuis les années 1960 », assure Jean Pisani-Ferry, le commissaire général de France Stratégie.

 

Les Echos

 

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