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Edito du Mercredi : Apport du développement durable

Ce que le développement durable peut apporter à l’émergence de nos nations est inestimable. Nos pays ne doivent pas servir  de dépotoirs de produits périmés et de zones de consommation de produits nocifs pour notre écosystème et pour la santé humaine et animale. Nous devons aussi nous préoccuper de la qualité de notre environnement, de notre consommation, de notre habitat et de notre cadre de vie. Nos dirigeants doivent élever leur conscience sociale et environnementale et intégrer cette dimension dans les stratégies de développement. Nous avons aussi le droit d’envisager une transition énergétique pour exploiter l’énorme potentiel que la nature nous a doté (le soleil, le vent, la mer, la biomasse) et rompre notre dépendance par rapport à certaines énergies fossiles et fortement polluantes. La nature est notre seule ressource matérielle. Nous devons la préserver et la valoriser de manière durable, solidaire et équitable. La construction de centrales solaires, d’éoliennes et de turbines hydrauliques  peuvent nous permettre d’atteindre notre autosuffisance énergétique et même d’exporter les surplus. L’éducation et la formation doivent rendre chaque citoyen consomm’acteur de cette transition écologique. L’économie et l’écologie sont les deux piliers du développement durable. La question est de trouver la stratégie qui permet de faire rimer l’économie et l’écologie. On peut tout aussi bien s’occuper  des émissions  carbones, de l’utilisation des matières premières, que de la pollution de l’air et du sol. Nous devons cependant adopter des comportements pragmatiques :  Eviter les gaspillages d’eau et d’électricité, développer nos transports en commun, renouveler le parc automobile en privilégiant des petites voitures moins polluantes, sensibiliser sur le covoiturage et le vélo (réaménager nos villes en intégrant des pistes cyclables), lutter contre les emballages en plastique, lutter contre la salinisation des terres, privilégier l’agriculture biologique, la pêche durable, les chauffe-eaux et climatiseurs solaires, les lampadaires photovoltaïques.

Nous devons penser à l’écofrugalité, c’est-à-dire consommer intelligemment et moins cher tout en faisant des économies. Il est fondamental de réfléchir sur nos modes de vie et nos actes quotidiens (alimentation, logement, transport) qui favorisent le développement de notre économie locale. Les populations doivent être sensibilisées sur le tri des déchets et sur le recyclage. Les autorités municipales doivent créer les conditions de ce traitement et de la valorisation des déchets. De petites unités d’incinération et de traitement de déchets peuvent fournir de l’électricité et des composantes utiles à l’agriculture. La construction des bâtiments doit aussi intégrer cette dimension écologique et économique.

L’Etat doit amener les promoteurs privés, les architectes et urbanistes  à s’engager sur des projets de construction qui optimisent et respectent l’environnement. Les bâtiments doivent être conçus en fonction de leur capacité à être autonomes en énergie. Concilier l’éco-conception et le bioclimatique permettra de construire des bâtiments à énergie positive qui produisent autant ou plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Il suffit que chaque bâtiment soit pourvu de panneaux solaires par exemple. L’accent doit aussi être mis sur l’isolation, la ventilation et les matériaux utilisés.

Des incitations financières et fiscales peuvent permettre aux particuliers de s’engager dans ce mouvement de rénovation pour un habitat plus confortable et plus sain. La Recherche et Développement, la normalisation anti-pollution et la politique de Labellisation peuvent permettre à chaque région d’exploiter les potentiels d’utilisation des produits dans les constructions et l’aménagement de l’espace. Les pouvoirs publics doivent innover dans le sens de la protection de la biodiversité pour permettre de connaître, gérer, préserver, restaurer et valoriser la nature. Les nombreuses alertes climatiques nous rappellent combien les pollutions peuvent toucher notre santé.

Notre santé est également liée à la biodiversité. La biodiversité, c’est l’ensemble du vivant et son fonctionnement, humains compris. Ce fonctionnement est fait d’innombrables interactions dont nous tirons notre bien-être. Sans biodiversité, pas d’agriculture, pas d’eau de qualité, notre santé serait fragilisée. La construction de nouvelles villes doit obligatoirement intégrer cette dimension en prévoyant le maximum d’espaces verts, de parcs naturels, de système d’assainissement et de traitement des eaux usées. Nos villes et nos villages doivent aussi privilégier la qualité des prairies naturelles qui constituent un enjeu important pour l’agriculture et l’élevage. Le développement durable est source de créations de nombreux emplois en utilisant les biotechnologies, le numérique, les nanotechnologies.

La démarche citoyenne doit concerner tous les acteurs de la vie en société. Les entreprises citoyennes doivent innover et créer les conditions d’une production propre, créer des emplois décents et contribuer à la solidarité nationale  par une saine gestion de l’organisation. Les citoyens-acteurs doivent accentuer leurs éco-gestes (ne pas jeter les détritus dans la nature par ex), préserver leur cadre de vie, s’auto-discipliner, abandonner les pratiques informelles et les pratiques mystiques de destruction d’autrui. L’Etat doit sensibiliser, vulgariser des outils pédagogiques sur l’éducation à l’environnement,  impulser les actions collectives citoyennes  et créer les conditions de ce développement durable. Réduire le train de vie de l’Etat, préserver et rationaliser la gestion des deniers publics font aussi partie du développement durable.Excellente journée

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