En France, des arrêtés municipaux interdisent désormais le port du BURKINI dans les plages. Cette dynamique de rejet par des élus municipaux, devrait aboutir à une loi sur le voile dans l’espace publique, si jamais le Conseil d’État, devait valider les dits arrêtés municipaux.
Il faut rappeler que M. Bernard Cazeneuve avait lancé le mercredi 24 août, un appel contre la « stigmatisation » des français de confession musulmane. Une appel qui risque d’être une lettre morte.
Au moment ou au CANADA le port du voile par les gendarmes musulmanes est tout à fait légal, voire encouragée. Nous assistons en France à un esclandre dangereux. Dans le lot duquel, les photos de ces forces de l’ordre qui ont verbalisé une femme musulmane sur les plages de CANNES pour port du voile.
En somme, le BIKINI est légal, le BURKINI illégal !
Soit, libres à celles qui veulent se dénuder et de se montrer dans leur plus petit appareil, de le faire. Et, gare à celles qui ne veulent pas exhiber leur corps. Elles risquent une amende pour atteinte aux bonnes vies et mœurs !
Les images de cette femme se reposant sur le sable et qui fut réveillée par un « escadron » de policiers a fait le tour de la toile. Le ridicule ne tue plus en France.
Il s’agit là, d’une dérive dangereuse et d’un acte honteux !
Des arrêtés pleins d’ambiguïté
Les dits arrêtés pris à Nice sont en réalité mal formulés. Car l’interdiction est libellée de la façon suivante : « une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et du principe de laïcité, et respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime ».
Cette générosité interprétative pose problème. Mr David Rajjou, avocat au barreau de Brest et spécialiste des libertés fondamentales, estime que « La difficulté, c’est que l’on renvoie aux policiers la responsabilité d’un contrôle vestimentaire, doublé d’un contrôle sur la bonne ou mauvaise manière d’exercer la religion », dit-il.
Il appartient ainsi aux policiers d’en faire l’usage qui leur semble bon, selon les circonstances.
D’ores et déjà, Les partis politiques, de gauche ou de droite, se sont engouffrés dans cette brèche ; qui pour dénoncer et qui pour soutenir les maires, à l’instar du Premier ministre Manuel Valls qui a exprimé son farouche soutien à l’endroit des maires « anti-Burkini».
L’ancien Président de la république, M.Nicolas Sarkozy a quant à lui promis «une loi qui interdise tout signe religieux ostensible non seulement à l’école mais également à l’université, dans l’administration et aussi dans les entreprises», s’il devait être le prochain vainqueur de l’élection présidentielle de 2017.



