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Affaire Karim Wade : Les avocats de l’Etat privés de plaidoirie à Paris

La position de la France tranche d’avec celle du Sénégal qui dans la constitution d’avocats dans le procès de Karim Wade. La preuve , à l’audience d’avant-hier du Tribunal de Grande Instance de Paris sur les immeubles de Karim et Bibo, les conseils de l’Etat qui se sont rendus dans la capitale Française pour plaider, se sont vus refusés de parole au procès.

Les avocats du Sénégal qui se sont rendus avant-hier au Tribunal de Grande Instance de Paris pour plaider la cause de l’Etat ont fait un déplacement inutile sur les bords de la Seine. Arrivés dans la capitale Française pour prendre part au procès, ils ont été refusés de parole par le Tribunal de Grande Instance de Paris. Lorsqu’ils ont demandé à voir le Président du Tribunal pour la cause, ils n’ont pas été reçus par ce dernier au motif que les textes francais ne prévoient la constitution d’avocats pour la partie civile en la matière. En clair, pour la France dont la justice connaît cette affaire grace à l’entraide judiciaire qui lie les deux états , c’est le parquet qui est habilité à représenter le Sénégal au procès.

Cette position de la France est confortée par un spécialiste du droit pénal qui indique que dans le cadre d’un procès pour crimes économiques, c’est au procureur et à lui seulement qu’il revient le droit de défendre la société incarnée par l’Etat.
Lors de ce procès qui n’a pas enregistré la présence des prévenus que sont Karim Wade et Bibo Bourgi, ils y ont été représentés par les avocats Mes, Seydou Diagne, Ciré Clédor Ly du Sénégal ainsi que, Michel Boyon et Me Corine Dreyfus Schimidt du barreau de Paris. Après les plaidoiries, le Tribunal a fixé son délibéré le 26 septembre prochain . Les juges français se sont donné trois mois pour édifier les protagnistes sur les deux immeubles Parisien présumés appartenir à Karim Wade et son ami Bibo Bourgi. Pour rappel, c’est devant ce même Tribunal de Grande Instance que

les avocats de Karim Wade ont déposé le mardi 2 février dernier auprès du une plainte dans la quelle ils dénonçaient la « détention arbitraire » de leur client élargi la semaine passée après une condamnation en mars 2015 à six ans de prison pour enrichissement illicite. Les conseils de Karim Wade qui a la bi-nationalité franco-sénégalaise justifiaient cette démarche par le fait qu’ils « ne disposaient plus d’aucun recours au Sénégal face à l’Etat qui refuse de se conformer à ses obligations internationales »

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