Les Saltigués (divins) de Fatick ont encore donné leurs prédictions. Des prédictions qui dans l’ensemble, sont favorables au Président Macky Sall, comme si l’effet du parrainage était passé par là.
On le sait bien. Tout est parrainé au Sénégal. Chaque grand évènement est une occasion pour les hommes politiques d’avoir une plus-value dans la communication. De ce fait, les séances de xoys sont devenues pour les saltigués des opportunités, un gagne-pain sur des hommes politiques qui courent derrière les occasions. Et cette opportunité, le régime de Macky Sall semble l’avoir bien saisi.
En effet, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de « Xoy » ou voyance organisée cette année dans la nuit du samedi au dimanche au centre Malango de Fatick, sous le thème « l’importance des soins phytosanitaires et les alicaments contre les maladies émergentes : L’expérience du CEMETRA », plusieurs saltigués ou devins sérères ont fait leurs prédictions. Entre autres visions, ils ont parlé d’un hivernage pluvieux, d’importantes quantités de récoltes et de la réélection du Président Macky Sall. Mais cela allait se limiter à de simples visions n’eut été la certitude des saltigués de la réalisation de leurs visions. En effet, les saltigués ont annoncé que « Personne ne peut empêcher à Macky Sall d’avoir un deuxième mandat ». Pis encore, le saltigué Latyr Ndiaye semble avoir fait un clin d’œil à Aliou Sall.
Il a clairement soutenu que Macky Sall sera réélu et ensuite il sera remplacé à la présidence par quelqu’un qui lui est proche. Et au même moment, dans un entretien, Aliou Sall parle de cette question portant sur sa succession à Macky Sall, comme s’il avait pour but d’installer le débat.
Mais au-delà des avantages relatifs à la communication, les xoys peuvent être différentes de la réalité. D’ailleurs on allait en être sûr si chaque année, le bilan des xoys était fait. Si on se rappelle, à pareille époque l’année dernière, les saltigués annonçaient la mort d’un grand homme politique en prison et la chute de Macky Sall. Et depuis aucune mort d’homme politique n’est enregistré en prison.



