Le différend opposant « Senegindia » (société bénéficiaire de 1000 hectares de terre octroyés par la mairie de Diockoul), aux riverains n’est pas proche de connaitre son épilogue. Hier, la société qui procédait à la délimitation du site, a été assaillie par des paysans revendiquant la paternité de ces terres. La gendarmerie a dû user de grenades lacrymogènes pour contenir la furia populaire qui a vu 3 véhicules de la mairie saccagés.
La commune de Diockoul Diawerigne (département de Kébémer), a vécu une chaude matinée hier. À l’origine, les habitants de cette localité, majoritairement des paysans, voulaient s’opposer à la délimitation de 1 000 hectares de terre que la municipalité a octroyé à la société « Senegindia ». Les propriétaires de ces champs, regroupés au sein d’un comité de ‘’lutte pour la défense des paysans de Diockoul », jugeant cette délibération municipale illégale, avaient décidé de s’en prendre aux agents de « Sengindia » qui s’affairaient à poser des barbelés.
Heureusement, les pandores de la Brigade de Kébémer, renforcés par ceux de Louga, veillaient au grain. Ainsi, après un petit round d’observation, les paysans, armés de pierres, ont commencé à caillasser les forces de l’ordre, qui riposteront, en larguant des grenades lacrymogènes. Enfumés, les manifestants battront en retraite, en se dispersant dans les rues de la ville.
Courroucées, les populations ont traité le maire Sadibou Diack, de tous les noms d’oiseaux. Passant devant la mairie, elles sont tombées sur 3 véhicules qu’elles ont saccagés. Cependant, avant qu’elles ne progressent vers les locaux municipaux, trois (3) coups de feu ont été entendus. Ce fut le sauve-qui-peut.



