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Occupation anarchique du rond point liberté 6 par des marchands: ça doit cesser!

L’occupation anarchique des commerçants des artères de la capitale ne cesse de prendre de l’ampleur. Ces marchands ambulants installés un peu partout dans la voirie de Dakar, font partie aujourd’hui du décor de la capitale. Au Rond Point Liberté 6 les commerçants ambulants font leur loi. Et parfois ils sont même responsables de nombreux cas d’accident, notés sur ces lieux.

Le chômage, le manque de qualification, la pauvreté sont autant de maux qui gangrènent la société sénégalaise. Ces jeunes confrontés à un manque de travail s’adonnent à la vente pour pouvoir subvenir à leur besoin.

Ces derniers ont fini de s’implanter un peu partout dans les trottoirs de la capitale. Au rond point liberté 6 plus précisément, le décor semble dire tout. Des Kiosques, des  gargotes sont implantés dans ces artères. Cette occupation anarchique ne laisse pas indifférentes ces populations qui se disent obligées de cohabiter avec eux. «On ne respire plus d’air pure. Ces gens passent tout leur temps à crier. Chacun essaie d’imposer son animation pour attirer plus de clients. La seule chose qui les préoccupe c’est comment vendre. Ils ne se soucient même pas de notre bien-être », lance cette citadine trouvée à la porte de sa maison.

En effet, l’occupation anarchique de la voirie par les commerçants peut être à l’origine de nombreux cas d’accidents de la route, car les piétons qui n’ont plus où mettre les pieds sont parfois obligés de marcher au milieu de la route au péril de leur vie. C’est ce que semble dire ce piéton, «Nous sommes obligés de marcher sur la route par peur de piétiner leurs marchandises».

L’embouteillage est aussi un casse-tête. A 17 heures précises, il est difficile de contourner le rond point Liberté 6. Des voitures passent des heures avant de rallier ce parcours. « C’est un manque à gagner. Cela fait une heure maintenant; que je suis resté dans cette embouteillage. Beaucoup de voitures ne peuvent pas contourner à cause de ces vendeurs qui ont fini de trouver refuge dans cet espace, se désole Moussa, conducteur de taxi.

A quelques mètres de là: vendeurs de chaussures, café Touba, vendeurs de pilons (les femmes laobé) entre autres; continuent de vaquer à leur préoccupation sans pour autant se soucier des voitures ou bus Tata qui peuvent à tout moment; les heurter.

Interrogé sur cette affaire; ces jeunes vendeurs de chaussures s’en remettent à la volonté divine. Ainsi ils disent n’avoir pas assez d’argent pour payer une cantine. Et à défaut d’avoir d’argent; ils ne trouvent pas un espace qui sera à la portée de leur bourse.

Face à cela, l’Etat est interpellé pour trouver des solutions idoines et parer d’éventuels cas, pouvant entraîner un malentendu entre les populations et les vendeurs installés dans cette voirie

Adnan Yahya Bodian (stagiaire)

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