« Si rien n’est fait, près de 13 millions de personnes seront en situation de crise dès le mois de juin ». C’est le constat fait ce jeudi par le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) au cour d’une conférence de presse à Ouagadougou.
Selon le dispositif régional de prévention des crises, la situation nutritionnelle est critique dans les bas-fonds du lac Tchad, le nord du Mali, le Niger, et dans plusieurs régions du nord du Nigeria. L’insécurité dans ces régions n’est pas sans relations directes avec la situation actuelle d’autant plus que la sécurité alimentaire est plus menacée dans les zones abritant des réfugiés et des déplacés.
Plus de neuf millions de personnes sont déjà en situation difficile et il urge de mener des actions pour freiner l’évolution de ce chiffre; au cas contraire, les pays concernés seront bien plus nombreux. Aux pays déjà touchés s’ajouteront le Burkina Faso, la Mauritanie et le Sénégal.
Le dispositif régional de prévention et de gestion des crises recommande la mise en œuvre rapide et le renforcement des mesures d’assistance alimentaire et humanitaire.



