C’est fait, Khalifa Sall a été envoyé en prison en compagnie de cinq de ses collaborateurs. Le juge d’instruction les a placés sous mandat de dépôt pour détournement de deniers publics, association de malfaiteur. Les deux percepteurs judiciaires, ont été placés sous contrôle judiciaire.
Durant plus de huit tours d’horloge, de 16h à 23 h passé, le maire de Dakar, Khalifa Sall et ses collaborateurs ont été entendu par le doyen des juges. Finalement, ils ont été placé sous mandat de dépôt pour détournement de dénier public, escroquerie portant sur des deniers publics, association de malfaiteurs, et blanchiment de capitaux. Les avocats eux dénoncent une cabale politique.
Selon Me Siré Clédor Ly, « il s’agit en vérité d’empêcher un opposant politique et des personnes qui l’entourent de briguer les suffrages des Sénégalais, et il fallait coûte que coûte, effectivement arrêter ses ambitions ». Selon lui, c’est le politique qui manipule le pouvoir judiciaire.
Toujours selon les avocats, durant toute la longue conversation avec le doyen des juges, il n’a jamais été question de déposer une caution parce que cela n’aurait servi à rien.
Dans leur communiqué d’ailleurs, les avocats soutiennent: « Cette arrestation et cette détention n’ont pour but, que de freiner Monsieur Khalifa SALL dans ses ambitions politiques en l’empêchant de se présenter aux prochaines élections législatives et présidentielle prévues respectivement en juillet 2017 et février 2019. »
Le texte poursuit: « L’arrestation et la détention de Monsieur Khalifa SALL sont arbitraires en ce qu’elles sont fondées exclusivement sur des raisons politiques et procèdent d’une instrumentalisation de la justice sénégalaise, pour empêcher un citoyen, opposant politique de briguer le suffrage de ses concitoyens conformément à la Constitution de la République du Sénégal, aux traités et accords internationaux dûment ratifiés par l’Etat du Sénégal. »
Khalifa Ababacar Sall est accompagné par Mbaye Touré, le DAF, Amadou Makhtar Diop, Ibrahima Diaw, Yaya Bodian et Fatou Traoré. Les deux percepteurs, eux, sont placés sous contrôle judiciaire.


