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Mali: L’accord de la dernière chance sur le point de tomber à l’eau

L’installation des autorités intérimaires au nord du Mali aura-t-elle véritablement lieu cette semaine comme prévue ? Tout porte à croire le contraire malgré l’accord qui a été trouvé la semaine dernière pour la ville de Gao et Tombouctou.

Après des mois de blocages et de tergiversations au Mali, une réunion de haut niveau tenu en fin de semaine dernière à Bamako a permis de trouver un accord sur l’installation des autorités intérimaires cette semaine pour au moins deux villes du nord, Gao et Tombouctou. Mais s’agit-il là d’un nouvel échéancier de plus, ou bien une réelle avancée dans la mise en œuvre de l’accord du  Mali ? Les jours qui viennent pourraient être décisifs.

En effet, au sortir de la réunion de la dernière chance, la coordination des mouvements de l’Azawa, la CMA et la plateforme tenaient globalement le même discours : ces  nouveaux accords représentent une avancée. Néanmoins, ces nouvelles dispositions, si elles ne sont pas mises en œuvre, ne seront que des promesses de plus.

 Parmi ces nouveaux accords, il y a l’installation des autorités intérimaires. Elles sont censées rétablir l’Etat dans le nord du Mali. Cette semaine, elles doivent être installées à Gao et à Tombouctou. Et dans la foulée, les patrouilles mixtes doivent démarrer en associant groupes armées signataires de l’accord et soldats de l’armée régulière. Mais de nombreuses questions persistent encore. D’abord les noms des représentants de ces futures autorités intérimaires ne sont pas encore connus. Et puis, de Quidal, Taoudenni et Ménaka, c’est le gouvernement qui doit proposer des noms pour la présidence de ses régions. De quoi raviver le débat. Ce nouveau calendrier semble donc un brin ambitieuse.

Pendant ce temps, dans le centre du pays, la violence s’installe dans la région du Macina. Plusieurs personnes de la communauté peulh ont été tuées hier par des assaillants. Leurs villages brulés. Le président de la coordination pour la paix, la sécurité et la réconciliation du Macina évoque un bilan d’une trentaine de morts.

Rappelons que la fin du mois dernier, le gouvernement malien avait envoyé dans cette région une mission de paix, pour apaiser les violences entre peulhs d’un côté et chasseurs Dossos de l’autre.

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