Une attaque présumée djihadiste, contre le détachement de l’armée Burkinabé basé à Nassoumbou au nord du pays a fait état de quinze morts, samedi dernier, informe le haut-commissaire de la province du Soum, Mohamed Dah.
« Nous avons un très mauvais bilan. Nous avons perdu onze de nos hommes dans l’attaque de ce matin à Nassoumbou», qui constitue « la plus grosse attaque terroriste jamais perpétrée » contre l’armée, a déclaré M. Dah.
Ces militaires basés à Nassoumbou au nord du pays, à 70 km de la frontière malienne font partie, du Groupement des forces armées anti-terroriste (GFAT), qui est un bataillon constitué de plus de 600 hommes déployés depuis fin janvier 2013 dans le nord du Burkina Faso.
Selon le M. Dah, deux soldats sont jusqu’à présent ‘’injoignables’’ et parmi les défunts, les 10 sont des militaires et un est un gendarme. Il a en effet expliqué que les assaillants étaient une quarantaine de personnes à bord de véhicules pick-up et de nombreuses motos. ils étaient lourdement armés de fusils kalachnikov et des lance-roquettes. Une attaque typiquement terroriste !
L’armée de cette partie du nord du Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est à sa deuxième attaque par les terroristes depuis le premier trimestre de l’année 2015.
Le Burkina est devenu le théâtre des attaques terroristes. Elles sont surtout concentrées dans le Nord. Le 15 janvier dernier un commando de trois assaillants ont eu à abattre 30 personnes, faisant 71 blessés dont certains grièvement, dans le centre de Ouagadougou.
Dans un communiqué, l’état-major a lui aussi confirmé qu’«au matin du 16 décembre vers 5h, une quarantaine d’individus non identifiés, lourdement armés, ont attaqué le poste militaire de Nassoumbou, localité située à 45 km au nord de Djibo et à une trentaine de kilomètres de la frontière malienne».
Le détachement, objet de l’attaque, fait partie du Groupement des forces armées antiterroristes (GFAT), un bataillon de plus de 600 hommes déployés fin janvier 2013.
C’est la deuxième attaque directe à laquelle l’armée burkinabè est confrontée. Le nord du Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques terroristes régulières depuis le premier trimestre 2015. Longtemps préservé, le Burkina Faso est entré, depuis avril 2015, dans un cycle d’enlèvements et d’attaques islamistes.



