AccueilPolitiqueLutte contre le Terrorisme et la cybercriminalité: Amnesty Sénégal et la LSDH...

Lutte contre le Terrorisme et la cybercriminalité: Amnesty Sénégal et la LSDH recadre l’Etat

Amnesty Sénégal et la ligue sénégalaise des droits Humains (LSDH) ont exprimé, hier, leur crainte par rapport à la loi contre le terrorisme et la cybercriminalité

Le terrorisme et la cybercriminalité ont pris des allures inquiétantes. Face à cette situation, le gouvernement du Sénégal a mis en place des lois spécifiques. Mais Amnesty Sénégal et la ligue sénégalaise des droits Humains (LSDH), cela ne doit pas inciter les autorités sénégalaise, à adopter des dispositions l’égales, affaiblissant les libertés de rassemblement pacifiques et d’expressions et les garanties d’un procès équitable.

Une trentaine de personnes sont en détention au Sénégal pour des accusations liées au terrorisme. En effet, selon les dispositions de la loi, la garde à vue en matière de terrorisme peut être prolongé jusqu’à 12 jours, en dehors de tout contrôle judiciaire. « Le fait qu’une personne inquiétée dans une affaire de terrorisme doive attendre jusqu’à douze jours avant d’être présentée devant le juge, constitue une violation flagrante du droit de la liberté personnelle. Cela expose en outre cette personne à toute forme d’abus et d’atteinte à son droit à un procès acquittable, » a déclaré François Patuel, chercheur sur l’Afrique l’ouest à Amnesty International.

Dans une déclaration conjointe rendue public, hier, les organisations signataires disent avoir recensé une trentaine de personne actuellement en détention au Sénégal pour des accusations liées aux terrorismes. Plusieurs d’entre elle, disent-t-elle, sont restés en détention sans avoir était présenté devant un juge pendant les délais prévus par la loi en matière de garde à vue.

« Le Sénégal ne doit pas sacrifier les droits humais au nom de la lutte contre le terrorisme. La prévention du terrorisme dont-il a été question tout au long du forum paix et sécurité à Dakar va et doit aller de pair avec la protection  des droits humains », a recommandé François patuel.

L’accusation de certaines personnes pour terrorisme est par ailleurs contester par Amnesty internationale, car explique t-elle la définition de « l’acte terroriste » est floue. Elle reprend les termes comme les destructions et les dégradations commises lors d’un rassemblement et les infractions liées aux technologie de l’information et de la communication entre autres , a relevé Amnesty International.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Must Read

spot_img