Casamance, la zone des palmiers n’est plus un no man’s land. La décision a été prise par le MFDC qui contrôle cette partie de la région sud. Désormais les Chefs Rebelles se disent prêts à s’ouvrir aux investissements de l’Etat.
C’est une première depuis le début du conflit Casamançais. En effet, lors d’une rencontre publique entre le MFDC et le groupe de réflexion des cadres casamançais et la société civile à Mbirkamandine, dans la zone des palmiers où se situe la base rebelle de Jakay que les populations ont clamé haut et fort leur désir de voir les investissements de l’Etat faire leur apparition dans la zone. Cette rencontre à laquelle ont pris part plusieurs Chefs rebelles dont Lamarana Sambou, ex commandant en Chef de la base rebelle de Jakay, fut une tribune saisie par Idrissa Diédhiou, principal facilitateur entre le GRPC et les combattants pour démentir toute idée de rejet des investissements de l’Etat relatif à la construction des infrastructures sociales de bases.
Dans cette zone hors de contrôle de l’Etat du Sénégal se sont les bandes armées du Mfdc qui dictent leurs lois. Mais le besoin d’acquérir de l’eau potable, de l’électricité, entre autre, se fait de plus en plus sentir. Le groupe de réflexion des cadres casamançais, invité à ce rendez-vous historique a saisi l’opportunité pour inviter les Chefs rebelles à aller dans le sens des idées exprimées par la population.
Rappelons que lors de cette rencontre de Birkamandine, une douzaine de bases rebelles ont été représentées.



