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Le bonheur est incompatible avec la misère des autres

Le bonheur est incompatible avec le malheur et la misère des autres. La pauvreté est loin d’être une fatalité mais c’est un scandale qui dure. L’association ATD Quart Monde veut faire  entendre la voix des pauvres « eux qui sont souvent voués au silence de la honte » affirme-t-elle pour  cette journée du 17 Octobre 2016, journée mondiale de refus de la misère

Pour l’association ATD Quart Monde : « Cette journée sert à redire sans fin que la misère est une violation des droits humains. Il faut prendre conscience de ce scandale et s’en émouvoir. » Et comme l’émotion ne suffit pas, elle appelle à agir. Mais qui donc agit puisque du Moyen Âge à nos jours, la pauvreté est là toujours  aussi lancinante ?

« L’insolence d’un développement anarchique de tous les progrès qui témoignent du génie inventif de l’homme ne masque pas les tristes avancées de la misère. » s’alarme l’association. Pour ATD Quart Monde, « La pauvreté qui pousse les hommes hors de leur humanité provoque la révolte des cœurs depuis si longtemps que le combat semble vain, comme une main se tend pour retenir de l’eau. » La pauvreté détruit les liens sociaux et menace la paix sociale.

Et pourtant, à chaque époque, des individus de toute nationalité et de toute confession se sont indignés de la misère du monde et de la pauvreté morale et matérielle des populations. Ces indignés de la misère et de la pauvreté nous rappellent le devoir de colère et la résistance à ce qui est loin d’être  une fatalité.

Nous devons constituer une armée de la bonté et de ce que l’humanité a de meilleur pour lutter contre la misère, contre le gaspillage alimentaire et la pauvreté matérielle et morale de l’être humain.

Vincent de Paul a créé une œuvre de charité qui dure plus longtemps que les empires de la finance. Benoît Joseph Labre, le routard, comme Jeanne Jugan, la mendiante aux deux cents maisons d’accueil ; les banquiers comme Benjamin Delessert ou Mohammed Yunus qui ont fait de l’argent un moyen et non une fin, sœur Emmanuelle et ses chiffonniers, Mère Teresa et Coluche, tous différents, tous engagés aux côtés des abandonnés, tous humains. Comme ce Pepe Mujica, le président de l’Uruguay, comme les milliardaires philanthropes Bill Gates et Mark Zuckerberg, tous ceux-là et bien d’autres nous disent que le refus de la misère, c’est un combat d’une vie et non pas d’une journée.

C’est le combat de tous ceux qui ont l’humanité et la solidarité en partage. Car les amis de la fortune et les gueux sont des frères. On ne laisse pas tomber sa famille.

La rédaction

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