Pour lui, la mort n’a aucun sens. Elle vient seulement nous pourrir la vie :
« MOURIR ?
Pourquoi mourir ? Parce que Dieu a besoin de Ses créatures ? N’ai-je pas plus besoin de mes proches que Lui, Lui qui a la possibilité d’en « créer » d’autres plus gentilles, plus pures, plus adorables ? Pourquoi arrachent-ils à notre affection, si brutalement, les gens que nous aimons ?
Pour certains, c’est une volonté divine. Une décision indiscutable et normale. Il faut donc l’accepter telle qu’elle est. Ils se résignent alors et renforcent leur Foi.
Pour d’autres, ce n’est qu’une injustice. Un bras de fer (gagné d’avance) entre des forces inégales : un fort invisible et tout-puissant et un être faible qui n’a pourtant rien demandé. Ceux-là n’acceptent jamais la mort. Ils vivent avec, mais ne l’acceptent pas. Parce que simplement, ils ne comprennent pas et ne comprendront jamais qu’il y ait un ‘bon’ dieu qui, paradoxalement, leur fait vivre cette souffrance terrible…
Au fond, dans les deux cas, croyants ou pas, avons-nous réellement le choix ? Que pouvons-nous faire face à la mort ? Finalement, la religion n’est-elle simplement pas un refuge, un mur où l’on s’adosse pour ne pas tomber face à toutes ces frustrations récurrentes et permanentes ? Un recours final qui nous ‘calme’ (Yàlla baax na. Su Yàlla soxlaa, jaam dafay ñàkk. Toute amé qui goute à la vie, goutera à la mort. De Dieu nous venons, à Lui nos retournons…) quand nous ne trouvons plus la force de nous demander pourquoi ?
Aucun mot, aucune croyance pour soulager ce manque que nous ressentons quand nous perdons un être cher.
Pour ma part – me souffla l’ami -, je ne voudrais pas perdre ceux que j’aime. Je veux pouvoir vivre avec eux, éternellement, sans fin de l’histoire. Car, je ne pense pas qu’il y ait un autre qui ait plus besoin d’eux que moi… »
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