Gros enjeu, jeudi 18 et 19 février à Bruxelles, pour un conseil européen à très haut risque. Les chefs d’Etat et de gouvernement des 28 pays membres doivent s’entendre sur les concessions qu’ils comptent faire à David Cameron, premier ministre britannique, afin d’éviter que le Royaume-Uni sorte de l’Union européenne (le « Brexit »). Cela fait des mois que, au plus haut niveau, les dirigeants des institutions européennes, la chancelière Angela Merkel et le président Hollande tentent d’aboutir à un accord suffisamment solide pour permettre à M. Cameron de faire campagne pour le oui au référendum sur le maintien de son pays dans l’Union. Mais pas question d’aider le premier ministre britannique à n’importe quel prix, au risque d’amplifier le mouvement vers une « Europe à la carte », et d’alimenter le discours europhobe des populistes.



