Aujourd’hui, 11 mai, il est célébré la journée mondiale des espèces menacées. Il s’agit d’une journée consacrée à la sensibilisation sur les questions liées à la disparition progressive de certaines espèces très importantes à l’équilibre de notre écosystème.
Lorsqu’on évoque souvent les espèces en voie de disparition, beaucoup sont ceux qui pensent directement aux grands mammifères sauvages comme le tigre, la panthère, etc. Certes ces espèces sont aussi en danger, mais cela va bien au-delà. Il s’agit aussi bien de la faune que la flore. Certaines espèces végétales sont très petites ou à première vue inutile à l’existence humaine. Mais attention, leur disparition définitive pourrait porter un préjudice véritable et irréparable à notre monde.
D’après une étude de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN), ce sont plus de 20 000 espèces de plantes et animaux qui sont en danger de disparition imminente chaque année. C’est dans le souci d’attirer l’attention des uns et des autres sur l’état critique de la situation que cette organisation a mis en place ce qu’elle appelle « la liste rouge ». Cette dernière n’est rien d’autre que le répertoire de toutes les espèces menacées de disparition dans le monde avec pour objectif de suivre l’évolution de la biodiversité.
On pourrait se demander ce qui conduit à la disparition progressive de ces espèces. Eh bien, ce n’est rien d’autres que l’action humaine. Le braconnage en est une bonne illustration. Hier encore, par exemple, la Côte d’Ivoire a saisi 40Kg d’Ivoire et 7 peaux de panthère qui étaient sur le point d’être acheminés vers la Chine. Or ces espèces sont en danger dans ce pays et ont d’ailleurs été déclarées « espèces protégées ». Il y a 4 jours, dans le même pays, le dernier Rhinocéros sauvage connu, a dû être transféré dans une réserve pour une protection maximale.
Ici au Sénégal, les forces de l’ordre ont mis la main sur trois braconniers, le mois dernier, experts en « espèces interdites ». Ils avaient en leur possession des peaux de serpents rares, de crocodiles et autres animaux protégés par la nation sénégalaise. Tout ceci montre jusqu’où va l’indiscipline humaine.
L’autre facteur qui met en péril la vie des espèces animales et végétales, c’est la pollution. De la production excessive de gaz aux marées noires ou autres intoxication des mers, en passant par les rejets de déchets divers, l’homme ne fait pas de cadeau à la nature. Il s’arrange pour réunir toutes les conditions nécessaires pour que les autres espèces vivantes aient du mal à survivre.
En plus des conférences, sommets et autres assises, l’être humain doit davantage prendre conscience du risque qu’il court en portant atteinte aux autres espèces existantes. Ce faisant, il ne ferait que se protéger lui-même, car à long terme, il sera l’ultime victime.


