L’actuel Président de la France, Emmanuel Macron, souhaite imprimer sa marque dans la gestion actuelle du pouvoir en France. Il a démis de ses fonctions de chef d’état-major des armées le général de Villiers. A la place, il a nommé Christophe Castaner.
Emmanuel Macron a secoué la République. Beaucoup de citoyens français s’indignent sur la manière dont il a démis de ses fonctions le général de Villiers. A l’Assemblée nationale, des parlementaires n’ont pas pu s’empêcher de s’indigner face à cette démarche du tout nouveau président. Le journaliste du site Le monde, Alexandre Lemarié qui se trouvait dans la salle des Quatre-colonnes de l’Assemblée nationale a recueilli les réactions de députés. Ce qui était alors le mieux partagé est l’indignation.
Ainsi, selon le président du groupe Nouvelle gauche, Olivier Faure, « Macron a humilié le général de Villiers et la conduit à la démission ». Pour lui, cette démarche de Macron ouvre « une crise et cela appelle à l’autocensure. Cela veut dire que la parole ne peut pas être libre devant la représentation nationale alors que le Parlement doit justement contrôler l’action du gouvernement. » Pour Olivier Faure Emmanuel, Macron veut exercer tous les pouvoirs, mais cette hyperprésidence conduit à une impasse. »
Olivier Faure n’est pas toutefois le seul à dénoncer cette démarche de Macron. Philippe Gosselin, député LR s’inscrit, lui aussi, dans cette logique. Il explique à notre confrère du Le monde que c’est « La première grande faute de Macron »
« On avait la Grande Muette, mais on a désormais la grande muselée. On reproche à de Villiers d’avoir fait part de ses inquiétudes devant la représentation nationale. C’est grave car cela veut dire que le Parlement ne peut pas contrôler l’action du gouvernement » explique Philippe Gosselin. Pour lui, la démission du général de Villiers est extrêmement grave sur la forme comme sur le fond. Outre que cela affaiblit nos armées, cela témoigne d’une forme d’autoritarisme d’Emmanuel Macron. » Explique-t-il avant de poursuivre:
« Vouloir être le chef est une chose, mais jouer au petit chef en est une autre. Quand on est chef de l’Etat, on ne marque pas son autorité sous cette forme. C’est la première grande faute d’Emmanuel Macron. » conclut-il.



