Tout tourne en sa défaveur. Mais François Fillon refuse d’abdiquer. Lui qui avait promis qu’il ne se présenterait pas aux élections en cas de mise en examen maintient finalement sa candidature. Un « wax waxeet » (sic : une contradiction), à l’image de Macky Sall et de Me Abdoulaye Wade diraient les sénégalais
Le 26 janvier dernier, François Fillon avait déclaré que lorsqu’il serait mis en examen, il retirerait sa candidature à la présidence de la République française. Mais ce mercredi matin, il a annoncé qu’il ne va pas renoncer à sa candidature malgré la mise en examen enclenchée.
Son attitude a d’ailleurs poussé Bruno Le Maire à démissionner de ses fonctions auprès de François Fillon. Ainsi, l’ex-candidat à la primaire de la droite et représentant pour les affaires européennes et internationales de la campagne de François Fillon soutient : « Je crois au respect de la parole donnée. Elle est indispensable à la crédibilité de la politique. Elle est la condition nécessaire pour mener sereinement les efforts de redressement de la France. En accord avec mes principes, je démissionne donc de mes fonctions de représentant pour les affaires européennes et internationales de la campagne de François Fillon ».
Après lui, d’autre des élus proches de M. Le Maire ont aussi réagi, nous informe lemonde.fr. En effet, Arnaud Robinet, député et maire de Reims, a annoncé qu’il se mettait « en retrait » de la campagne. « Je suis triste de la situation pour mes amis militants Les Républicains et pour ceux qui se sont mobilisés pour défendre nos valeurs », a-t-il fait savoir. La députée Laure de La Raudière, soutien de Bruno Le Maire, a aussi annoncé « comprendre » et « soutenir » la décision de M. Le Maire.
Rappelons que cette orientation de François Fillon rappelle à bien des égards la démarche de Me Abdoulaye Wade en 2012 et de Macky Sall en 2016. En effet, Me Wade Alors fraichement élu en 2002 avait promis de limiter les mandats présidentiels à deux, applicable à son mandat en cours. Mais finalement il ne respecte pas sa promesse et participe aux dernières élections pour un troisième mandat.
Son prédécesseur Macky Sall, lui aussi, promet de limiter le mandat présidentiel à cinq ans applicable à son mandat en cours, finalement, lui aussi renonce à sa promesse pour faire un mandat de sept ans.
Finalement, la question qui mérite d’être posée est de savoir s’il faut toujours croire aux hommes politiques.



