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Risques de famine dans plusieurs zones du Sénégal

Malgré des chiffres relativement bas à ceux enregistrés dans le reste du monde, le continent africain a plus ou moins bien géré la crise sanitaire du covid-19. Cependant, les impacts socio-économiques de la pandémie s’avèrent très délicats pour le continent. En Afrique de l’Ouest, le pays de la Teranga est l’un des pays qui a le plus été frappé par la maladie à coronavirus. En effet, le pays a enregistré des milliers de cas de contamination et pour contrer la propagation du virus, les autorités ont instauré un certain nombre de mesures restrictives qui ont eu un impact direct sur les activités socio-économiques du pays.

Il ya urgence

Tous les secteurs d’activité ont été ébranlé et notamment celui vital de l’agriculture. Les acteurs du monde agricole sénégalais furent impactés avec des conséquences énormes sur la production alimentaire locale. Tout récemment, Jean-Pierre Senghor, le secrétaire exécutif du conseil national sénégalais de sécurité alimentaire a tiré la sonnette d’alarme sur la situation alimentaire qui prévaut dans plusieurs régions du Sénégal. Monsieur Senghor a indiqué qu’après une enquête minutieuse menée dans 45 départements du pays, il se trouve que 30 provinces présente une consommation alimentaire normale.

Cependant, le secrétaire exécutif a expliqué que 15 départements sont dans une situation alarmante avec un risque élevé de famine dans ces zones. Comme exemple de départements sous pression, Jean-Pierre Senghor a livré les noms suivants: Salémata, Birkelane, Louga, Vélingara, Ranérou, Koumpentoum, Saraya et Kanel. Dans ces zones, les populations sont confrontées à plusieurs difficultés qui les empêchent de se nourrir convenablement.

Par la suite, Monsieur Senghor a expliqué que le département de Matam est en situation d’urgence absolue et qu’il faut agir rapidement pour venir en aide aux plus de 100000 personnes qui habitent Matam. Pour le secrétaire exécutif, il faut coordonner une action multiforme qui va permettre de bien gérer cette phase critique qui se profile à l’horizon. Si le problème n’est pas pris à bras le corps, Jean-Pierre Senghor a laissé entendre que trois autres départements vont également basculer dans une situation d’urgence absolue. Le temps est donc compté et les premières autorités sont interpellées.

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