femmes en pleurs

La nuit du dimanche à lundi 04 février a été violente dans le sud-est du Niger. À Diffa, une attaque attribuée aux islamistes de Boko Haram a eu pour bilan l’enlèvement de sept jeunes filles dans la localité.

«Dans la nuit du dimanche au lundi 4 février 2019, aux environs de 21h30, les éléments du groupe terroriste Boko Haram ont fait une incursion dans le village de Maniram, situé à quelques 15 km à l’ouest de la commune de Toumour. Le bilan de cette incursion est de 7 jeunes filles enlevées », a rapporté sur sa page officielle Maman Kaka Touda, acteur de la société civile et membre du mouvement «Urgence Diffa». Aucune revendication n’a été faite de cet enlèvement et aucune réaction officielle n’a été enregistrée, lundi à 12h GMT. C’est la quatrième attaque attribuée à Boko Haram enregistrée dans la région de Diffa en une semaine. La première a eu lieu dans la nuit du lundi 28 janvier dans un village près du Lac Tchad et a coûté la vie à quatre civils.

La deuxième a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi derniers, dans le village de Nguagam et a coûté la vie deux villageois. La troisième, survenue dans la nuit de vendredi à samedi, a coûté la vie à six autres paysans dans le village de Malam Jariri. Au mois de novembre dernier, 15 jeunes filles ont été enlevées dans les villages de Blahardé et de Bandé, tous situés dans la commune de Toumour. Elles restent jusqu’à ce jour introuvables. Depuis 2015, la région de Diffa, basée au Nigeria voisin est en proie aux attaques de Boko Haram. En plus des actions menées par son armée, le Niger participe à la Force multinationale, chargée de combattre Boko Haram, aux côtés des autres pays du Bassin du Lac Tchad, à savoir, le Cameroun, le Nigeria et le Tchad.