L’enquête sur la mort d’A. Razak Kane du nom de ce photographe de 39 ans tué le lundi 18 novembre par deux agresseurs sur la plage de Malika avance à grand pas. À la suite de l’agression mortelle de Razak, la police de Malika a fait une récusation pour retrouver le téléphone portable de la fiancée de Razak.

Cette dernière avait échappé aux malfaiteurs grâce à l’opposition farouche de son copain, qui reçoit des coups de couteaux de ses agresseurs avant de rendre l’âme lors de son évacuation au district sanitaire de Keur Massar. Il a été d’ailleurs enterré le mercredi 20 novembre à 10h au cimetière de Malika devant une foule immense.

Même si la famille observe présentement le deuil, elle commence à dire « enfin », avec l’arrestation d’un de ses bourreaux à Razak. La localisation du téléphone de la fille a permis aux vaillants enquêteurs du commissaire Diouf de mettre la main sur R. A. Gomis à Guédiawaye. Réparateur de téléphone de profession il est le maillon faible de la chaîne. Interpellé, il soutient qu’une connaissance lui avait demandé de décoder l’appareil et n’arrivant pas à le faire il introduit sa carte Sim sur le portable». Il finira par donner le nom d’un certain Ibou comme celui qui lui a remis le téléphone. Aussitôt la filature est mise en place par les éléments du commissaire K. Diouf de Malika. Une planque qui a porté ses fruits, le nommé Ibou de son vrai nom I. Mbengue, natif de Nimzate à Guédiawaye, est débusqué par les limiers. Mais pour éviter la garde à vue, I. Mbengue dira : «J’ai acheté le téléphone le samedi soir, mais il était codé et j’ai demandé à R. Gomis de décoder l’appareil». Des arguments qui ne convainquent pas les enquêteurs. En plus, I. Mbengue ne donne pas le nom de celui qui lui aurait vendu le téléphone et se perd même par la suite en affirmant qu’il était à la plage avec sa copine pour profiter de la brise de mer. Des contradictions qui poussent la Police à vérifier les appels de Mbengue. Il se trouve que son téléphone portable émettait bien un signal sur la plage au moment de l’agression. Grâce à la géolocalisation I. Mbengue est tombé. Vu les éléments de preuves, il finit par admettre qu’il était un des meurtriers de Razak Kane et donne le nom de son complice Babacar. Un prénom qui n’est même pas sûr comme étant sur ses papiers, car il reconnaît que ce dernier est un vrai bandit qui ne donne jamais son nom, malgré leur compagnonnage. Selon toujours I. Mbengue, «Babacar et lui ont quitté Guédiawaye à la recherche d’une victime, et malgré la pénombre sur la Vdn 3 ils ont longé la plage jusqu’à Malika avant de tomber sur Razak et sa copine».

Pour l’heure, le dénommé Babacar qui n’est plus chez ses parents à Yeumbeul, est activement recherché par la police de Malika.

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