La recrudescence des meurtres hante le sommeil de la population sénégalaise. Pour un oui ou un non ces criminels ne se privent pas de t’ôter la vie. Cette question pour la plupart liée à l’insécurité est devenue le sujet de conversation dans le territoire national. Cependant face à cet état de fait, les populations ne sachant plus à quel saint se vouer se posent des interrogations sur le retour de la peine de mort. Car pour eux ceci reste la seule alternative pour lutter contre la criminalité.

Le week-end dernier a été macabre. Notre pays est miné depuis quelques temps par des scènes de meurtre les plus odieux. La dernière en date est celle de Bineta Camara. Cette jeune fille résidant à Tambacounda, arrachée à notre affection, a été victime d’un crime lâche et odieux. Cette dernière respectée par le voisinage a été froidement tuée par un ami proche de la famille Camara. Le présumé meurtrier Pape Alioune Fall qui fréquentait nuit et jour cette famille a essayé de violer la fille, selon les informations. Ainsi, devant son refus catégorique, Pape Alioune Fall n’hésita pas alors à assassiner Bineta Camara. Cette mort de trop, a fini de soulever la question sur le retour de la peine de mort et deviendra du jour au lendemain un souhait national.

Depuis lors, des voix se sont levées pour porter le combat, c’est le cas de L’ONG Jamra. Pour eux, « l’application de la peine capitale devrait être la dernière des coercitions, la priorité devant consister à résorber ces maux sociaux qui constituent les véritables terreaux dont se nourrit la criminalité ».

Cette proposition sera aussi soutenue par l’ancien ministre de la jeunesse sous Wade, Aliou Sow qui reste convaincu que le meurtrier de Bineta ainsi que ceux des autres victimes comme elle, ne méritent aucune place dans notre société civilisée. «Lui réserver le sort qu’il mérite ne ferait point de nous des barbares comme lui», martèle l’ancien patron de la jeunesse.

Pour rappel, la peine de mort a été abolie au Sénégal, par la loi 2004-38 du 28 décembre 2004, sous le règne de Me Abdoulaye Wade. Mais, il faut signaler que de plus en plus des voix s’élèvent pour son rétablissement. Pour leur part, les organisations de défense des droits de l’homme disent niet.

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