Des violentes manifestations ont été enregistrées il y a moins de trois jours dans la région de Saint-Louis. Les pêcheurs du quartier de Guet-Ndar situé dans la langue de barbaries se sont confrontés aux forces de l’ordre. Les manifestants qui réclamaient des licences pour pouvoir pêcher dans les eaux mauritaniennes avaient incendié une agence de la SENELEC ainsi que le centre des archives de l’OMVS.

Le secrétaire général de la SENELEC, Moussa Dièye, dirigeait une délégation de sa société venue constater les dégâts après le saccage de l’agence de Saint-Louis qui a été incendiée lors des manifestions. Selon lui les pertes sont estimées à plus de 50 millions de francs CFA. “C’est la seconde fois que cette agence est détruite. C’est vraiment dommage parce que les agents ne peuvent pas travailler, et la Senelec va devoir encore dépenser 50 millions ou 100 millions de francs pour réparer cette agence” se désole Moussa Dièye.

Le même sentiment de désolation habite les membres de l’OMVS qui voit ses archives partis en fumée après ces heurts.

31 personnes dont 14 mineurs arrêtées

C’est 31 personnes dont 14 mineurs qui ont été placées sous mandat de dépôt après avoir été entendues par le juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Saint-Louis ce jeudi. L’avocat de ces derniers, maitre Alioune Abatalib Gueye estime qu’un bon nombre des accusés n’avaient pas participé à la manifestation : “Nous regrettons ces incidents, mais les policiers ont arrêté des gens qui n’ont rien à voir avec la pêche. Ils ont arrêté des gens parce que tout simplement ils voulaient rallier la Langue de barbarie au moment des faits“.

Le ministre de la pêche, Alioune Ndoye, est attendu ce vendredi dans cette ville du nord.

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