Les manifestations ont repris en Guinée Conakry, après une trêve de quelques jours à l’appel des hommes religieux. De retour dans les rues, ce mercredi, les guinéens ont reçu un soutien de taille.

Villes mortes, axes routiers vides et boutiques fermées, c’est ce qu’à constaté, ce mercredi 12 février, un correspondant de l’AFP dans la capitale guinéenne. A l’appel du front national pour la défense de la démocratie (FNDC), les partisans de la coalition ont boycotté leurs activités dans le calme pour faire pression sur le régime. La même source indique que le mouvement n’est totalement pas suivi à l’intérieur du pays. Ce retour du FNDC a quand même reçu le soutien du leader de la France Insoumise, depuis Paris. Dans une vidéo, le chef de file de la gauche radicale française, Jean-Luc Mélenchon, a estimé que la mobilisation en Guinée pouvait servir d’inspiration, y compris en France. « Le FNDC est une création d’un type qui pourrait inspirer d’autres peuples et nous, en particulier, les Français, dans notre volonté de récupération de la souveraineté populaire« , a insisté Mélenchon.

Depuis octobre dernier, des guinéens descendent régulièrement dans les rues pour exiger le respect de la constitution. Selon eux, le projet de révision de la constitution par le président Alpha Condé lui ouvrira la voie pour un troisième mandat. Lundi, le chef d’Etat a officiellement dissipé les doutes au sujet d’un nouveau mandat estimant que cela est du ressort de son parti politique. Récemment, il a couplé les législatives avec le référendum constitutionnel au 1er mars, des votes que boycottent les principaux partis de l’opposition

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.