C’est aux environs de 13h20 mn que la fourgonnette transportant Guy Marius Sagna et ses camarades a franchi le portail du Palais de justice de Dakar. Elle était accompagnée par deux véhicules de police, à bord des forces de l’ordre lourdement armés.

Mais c’est 3h de temps après que le juge les a rencontrés avant de sceller leur sort. Les neuf prévenus ont bénéficié d’un retour de parquet. Ils sont retournés au commissariat central de Dakar et seront déférés à nouveau aujourd’hui devant le parquet.

Mais les choses risquent de se gâter pour les manifestants devant les grilles du palais. Car les chefs de prévention retenus contre eux sont très lourds. Ces chefs d’inculpation sont actes de nature à compromettre la sécurité publique, à occasionner des troubles politiques graves et à jeter le discrédit sur les institutions politiques et leur fonctionnement, incitation à la révolte, attroupement ayant occasionner des troubles à l’ordre public, participation à une manifestation interdite, rébellion, violence, voie de fait sur des agents de la force publique.

Les prévenus doivent avoir de solides arguments sans quoi, ils vont séjourner à Rebeuss. Comparant la marche des Guy Marius Sagna à celle des proches d’Aliou Sall, Me Moussa Sarr pique une colère noire. Il dénonce ce qu’il considère un poids, deux mesures. «Je suis surpris par certains chefs d’inculpation. Dans un passé récent des militants de l’Apr, proches d’Aliou Sall, ont assiégé les grilles du Palais. Mais ils n’ont pas été arrêtés ni poursuivis. Pourquoi poursuivre Guy Marius Sagna et ses camarades ? Donc nous sommes surpris que de tels chefs d’inculpation soient imputés à nos clients», s’indigne la robe noire. «C’est du « un poids, deux mesures »».

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.