Maladie d’Ali Bongo : Jean Ping revient à la charge

L’apparition surprise du président Ali Bongo et son discours improvisé la semaine dernière au cours du meeting de clôture de la tournée républicaine de son directeur de cabinet Brice Laccruche Alihanga n’auront pas convaincu l’opposition. Le leader de l’opposition Jean Ping ne relâche pas la pression et revient sur la santé d’Ali Bongo. Pour l’opposant, Ali Bongo n’est plus en mesure de diriger le pays qui serait aux mains des usurpateurs.

Jean Ping l’a réaffirmé ce samedi 12 octobre au cours d’une intervention face à ses militants et à la presse gabonaise. L’ancien candidat à la présidentielle pense que le Gabon n’est plus dirigé par Ali Bongo. Selon lui, le pays est pris en otage par de « nouveaux usurpateurs » qui se servent du président ainsi que d’une « marionnette ». Et le maître d’œuvre de toute cette usurpation à l’entendre n’est autre que l’actuel directeur de cabinet Brice Laccruche Alihanga.

Brice Laccruche Alihanga dans une mission régalienne

Depuis l’accident du président de la République, son directeur de cabinet est devenu très puissant dans l’appareil étatique. Il est l’un des plus proches collaborateurs d’Ali Bongo et s’est récemment substitué au président gabonais dans une mission régalienne qui a toujours été du ressort du chef de l’Etat gabonais. Il s’agit de la traditionnelle tournée républicaine du chef de l’Etat. Pour cette année, c’est le directeur de cabinet qui s’est substitué au chef de l’Etat pour effectuer cette tournée achevée le weekend dernier par un meeting. C’est d’ailleurs au cours de ce meeting que le président Ali Bongo a fait la brève apparition susmentionnée.

Un dauphin pour Ali Bongo ?

Pour Jean Ping et pour bien de gabonais, le directeur de cabinet du président de la République serait en train de se positionner pour la succession d’Ali Bongo. Un dauphin en quelque sorte. Car il s’agit bien de la première fois dans l’histoire politique du Gabon qu’une autre personnalité a effectué cette tournée au nom du chef de l’Etat. La présidence de la République et le PDG (parti au pouvoir) n’ont pas souhaité réagir aux allégations qui font de Brice Laccruche Alihanga le dauphin d’Ali Bongo, mais promettent une réponse pour bientôt.

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