Ces trois derniers jours, un calme prudent a régné dans la banlieue sud de Tripoli à la suite d’affrontements antérieurs entre les camps politiques rivaux libyens.

Cependant, des affrontements limités continuent de se produire sporadiquement, notamment autour de l’aéroport international de Tripoli, qui est toujours aux mains des forces fidèles au commandant militaire Khalifa Haftar. Mercredi, des avions affiliés aux forces de Haftar auraient effectué des frappes aériennes dans la ville de Gharyan (à une centaine de kilomètres au sud de la capitale) sans faire de victimes. Au début du mois dernier, Haftar, qui commande des forces fidèles à un gouvernement basé dans l’est du pays, a lancé une campagne majeure pour s’emparer de Tripoli, où se trouve le siège du gouvernement d’un accord national reconnu par l’ONU.

Après plus d’un mois de combats dans la banlieue de Tripoli, la campagne de Haftar n’a toutefois pas atteint son objectif premier. Néanmoins, les forces de Haftar restent déployées dans plusieurs zones autour de la capitale. La Libye est restée en proie à la tourmente depuis 2011, lorsque le dirigeant de longue date, Mouammar Kadhafi, a été évincé et tué dans un soulèvement sanglant soutenu par l’OTAN après quatre décennies de pouvoir. Le pays riche en pétrole a depuis vu l’émergence de deux sièges de pouvoir rivaux: un dans l’est de la Libye, auquel Haftar est affilié, et le GNA basé à Tripoli, reconnu par l’ONU. Un calme qui revient dans la capitale alors que les deux dirigeants Al Sarraj du GNA et Haftar de la LNA se sont lancés chacun de son côté, à la recherche de soutien international.

 

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