Rebeuss: Le parquet s'oppose à la libération du journaliste Adama Gaye

Sur une contribution titrée « Le Readdho, le journaliste et consultant international lance, à travers sa plume, lance une bombe.
« Jamais, dit-on, un crime n’est parfait. Et c’est ce que vient de confirmer l’audition de la “délégation” sénégalaise au comité des droits de l’homme de l’ONU, à Genève. La Raddho, la célèbre organisation des droits de l’homme, en est devenue la protagoniste prise dans le piège des magouilles autour de cette mission. C’est sur elle que le crime retombe. D’autres tomberont. De quoi s’agit-il ?
Alors que son ancien patron, Alioune Tine, a eu le mérite d’avoir pris position tôt contre mon enlèvement et ma séquestration arbitraires par un État criminel aux abois, craignant mes écrits, tremblant sur ses fondements, la Raddho, s’était, elle, emmurée dans un silence suspect. À la différence de Amnesty International dont le représentant, Seydi Gassama, est venu me rendre visite, en plus d’exprimer publiquement son soutien à mon combat légitime.
Nombre d’organisations, droits-de-l’hommistes, médiatiques et autres ont eu, en vérité, des attitudes allant de l’expression de principes tranchés au louvoiement lugubre. Lex-Africa, ou je ne sais quoi, de machin-Kane, n’a pas voulu me soutenir. Chiche ! J’en ris encore. Pis, Reporters-Sans-Frontières, depuis Paris, ignorant la tâche indélébile de son ex-gourou, l’inénarrable Robert Ménard, face fétide du racisme le plus sournois, a eu le toupet de disserter de mon cas. Taisez-vous: vous n’avez plus droit à la parole!
Je ne parle pas des petits groupements privés, plus arnaqueurs qu’autre chose, qui ont fait leur tasse de thé de ma détention illégale…
Cependant, ce matin, je concentre mon tir tendu, ogives nucléaires en place, vers la Raddho et son secrétaire général, Senghane Senghor. Les deux se retrouvent sur un piédestal de la honte par un coup du sort. Celui qui a poussé, hier, le triste sire Senghor, à indiquer ici que mon cas avait été évoqué à la commission des droits de l’homme de l’ONU à Genève. En un mot, on s’en est servi pour vendre une camelote de mauvais goût: les micmacs du régime décrédibilisé de Macky SALL et ses acolytes de l’ancien régime avec en supplétifs une faune de chasseurs de prunes, entendez primes !
De quoi-je-me-mêle, Monsieur Senghor? Ou était-ce le diable qui m’accompagne silencieusement qui t’a fait fourcher, au point d’avouer que vous vous êtes servi de mon nom, de mon malheur, pour magouiller à l’ONU? L’avez-vous fait en mission commandée? En mercenaire ? Dans un deal? Pour qui? Pour quoi ? En quoi avez-vous pu faire un link entre ma capture, en prisonnier politique, et la détention pour prédation de finances publiques de Karim Wade? Qu’ai-je à voir avec une amnistie politicienne fleurant bon l’escroquerie contre un pays et son peuple, les nôtres? Questions sur questions taraudent et tourmentent mon esprit qui a plutôt besoin de repos, ces temps-ci…
Pourquoi, oh, pourquoi?
Je suis, je dois le confesser, éclaté.
Qui vous a mandaté? M’avez-vous consulté en amont? Avez-vous eu mon aval?
Depuis que je vous ai pris la main dans le sac, vous êtes devenu un lapin: vous avez détalé et vous battez les records de course…
Nul ne vous a plus revu commenter ni argumenter. Vous vous savez nu et votre fraude explosée !
Dites-moi, Monsieur, qu’êtiez-vous aller faire dans cette galère?
En réalité, la Raddho s’est révélée dans sa vraie nature: dealeur, prête à vendre, y compris à des gouvernements et à l’ONU aussi, l’honneur et le dossier, de citoyens dignes.
Sachez-le: vos commanditaires et vous devrez rendre compte. Je remonterai la piste de votre crime, conjointement conçu et exécuté, pour que nul n’ignore plus de vos actes.
J’irai au bout. Je suis un buteur.
Senghane Senghor, prenez un verre d’eau, votre fuite risque d’être trop longue. J’espère que vos commanditaires ont au moins placé des bacs d’eau pour étancher votre soif: eux, comme votre Raddho, êtes dans une gadoue », a confié Adama Gaye avant de rajouter: « je réserve pour mon livre le portrait du sympathique doyen des juges d’instruction, Samba SALL, il peut commencer à trembler ! »

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