visa USA

Le système électronique d’autorisation de voyage ou Esta est le système de renseignement, proposé par les Etats Unis aux ressortissants de l’espace Schengen notamment, et à tous ceux exemptés de VISA d’entrée sur le sol américain. Il leur permet de faire une demande ESTA en ligne, juste avant de partir à destination du pays de l’oncle SAM, sans beaucoup de tracasserie administrative et sans devoir se ruiner pour contribuer à payer les frais d’exploitation d’une ambassade.

Au même moment, les citoyens sénégalais et africains en général, font face à une galère noire, pour se faire octroyer le fameux sésame, le visa d’entrée aux états unis d’Amérique. Pire, les « Goorgorlous » doivent se saigner et débourser plus de 100.000 (cent mille) francs CFA non remboursable, pour une demande de visa US.

Lors d’une interview accordée à un de nos confrères, l’ambassadeur des états unis à DAKAR, confessait sans gêne, que cette manne financière, collectée sur le dos des sénégalais, leur octroyait une totale indépendance financière.

Grace à cette enveloppe financière, l’ambassade et ses différents démembrements parvenaient à faire face aux charges d’exploitation de l’ambassade, la prise en charge des salaires et autres frais divers.  Ce constat amer du point de vue des demandeurs de visa sénégalais, est valable pour toutes les destinations européennes et « Schengen». Il s’agit d’un business « diplomatique » juteux, lucratif qui met à nu, une fois de plus, le déséquilibre dans les rapports nord sud, qui ne s’inscrit point dans une perspective gagnant/gagnant.

En effet, le sous-développement signifie, entre autres, que l’on reçoit de la main droite et qu’on redonne aussitôt de la main gauche.

L’Afrique est un énorme continent qui compte 55 Etats dont des pays francophones, anglophones ou lusophones. C’est plus d’un quart du nombre de pays dans le monde.  La plupart des pays pauvres se trouvent en Afrique subsaharienne. Et comble du paradoxe, le sol de ces dits pays sous-développés, regorgent de richesses immenses, généreusement exploitées par des multinationales occidentales qui leur en laissent des miettes.

La superficie de l’Afrique est de 30.415.873 km², elle compte environ 17% de la population mondiale avec ses plus de 1,3 milliards d’habitants. Mais, les pays subsahariens vivent aujourd’hui à l’image de ce business des visas, une situation rocambolesque qui procède du système international qui domine politiquement, économiquement, le monde.

Ils subissent toujours le joug du néocolonialisme économique, qui est même plus redoutable que le colonialisme d’occupation du territoire et du déni de souveraineté.

Se déplacer, voyager, faire du tourisme, relève aujourd’hui, du parcours du combattant pour de nombreux citoyens africains, à cause des entraves sur la délivrance des visas. Les services consulaires exigent de très nombreux justificatifs et documents, ainsi que des revenus financiers importants. Par ricochet, rentrer dans l’hémisphère nord, pour un citoyen africain, c’est être confronté à la grande muraille de Chine. Il est très difficile d’obtenir un visa de tourisme pour des états qui voient en chaque voyageur subsaharien, un migrant potentiel.

Pour la France, qui est une destination majeure pour citoyens des pays francophones, cela relève d’une mission impossible pour les demandeurs de visas touristiques. Et comme pour les états unis d’Amérique, les demandeurs de visas doivent s’acquitter de frais de visa non remboursable.

Des lors, il est permis de trouver une telle posture fort injuste, car les Européens eux peuvent venir dans nos pays, la plupart du temps sans visa.  Ceci malgré l’émergence d’une classe moyenne africaine, souhaitant désormais voyager à l’étranger.

Les cas de refus de visa Schengen font légion en la matière, outre les délais de traitement qui peuvent atteindre quatre à cinq semaines avant la notification.

 

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