C’est la confusion totale en Guinée Bissau. Umaru Sissoco Emballo a prêté serment, hier, dans un hôtel, alors que la Cour suprême a ordonné à la Cne de procéder à un nouveau dépouillement national des résultats après un recours déposé par Domingos Simões Pereira, alléguant des fraudes et des irrégularités. Ce dernier en veut surtout à Macky Sall qu’il accuse de vouloir imposer Emballo.

Deux mois après le second tour de la présidentielle, Umaru Sissoco Emballo, arrivé en tête, mais dont la victoire tarde à être confirmée par la Commission électorale nationale, a prêté serment, hier. Il a prêté serment non pas à l’Assemblée nationale comme le veut la Constitution, mais dans un… hôtel de la capitale et en l’absence du président de la Cour suprême qui doit normalement présider la cérémonie et du président de l’Assemblée nationale. Aucun chef d’Etat étranger n’a fait le déplacement.

Arrivé deuxième, Domingos Simões Pereira accuse le Président sénégalais Macky Sall de vouloir imposer son «président par la force», comme il l’a fait en Gambie. «La Guinée-Bissau est un État souverain et indépendant, la proclamation de l’indépendance de la Guinée-Bissau a coûté des vies et il est important que le monde entier comprenne que les Bissau-guinéens ne permettront pas qu’on leur impose un président qui ne correspond pas à ce que veut le peuple guinéen», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

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