La délégation de la Cedeao a rencontré Yahya Jammeh ce mardi 14 décembre. Mais pour cette première manche de négociation, Yahya Jammeh a proposé un partage du pouvoir avec Adama Barraw, vainqueur des élections. Cette orientation de Yahya jammeh démontre à plusieurs égards qu’il s’est préparé pour le pire.
La délégation de la Cedeao qui s’est rendue en Gambie a effectivement pris langue avec Yahya Jammeh. Mais l’on apprend qu’à la proposition de la délégation de l’instance sous régionale faite de ce dernier de reconnaître la victoire d’Adama Barraw, Yahya Jammeh n’a pas émis un refus catégorique. En fait, pour un apaisement de la situation, Jammeh n’a pas écarté de reconnaître la victoire d’Adama Barraw, mais propose à la place d’un abandon de la contestation des résultats, le partage du pouvoir avec ce dernier.
La délégation de la Cedeao a pris note de sa rencontre avec Jammeh avant de faire la même chose avec Adama Barraw. C’est par la suite que la délégation a noté toutes les proposition, y compris les siennes, dans le but de rendre compte.
Mais, au moment où la délation présidée par le chef de l’Etat du Liberia arrivait à l’aéroport international du Youdoum, l’armée gambienne manifestait son soutien à Yahya Jammeh. Dès lors, tout porte à croire qu’elle est prête à un affrontement en cas d’intervention. Ainsi, le président sortant de ce pays peut, pour le moment compter sur son armée en cas d’option militaire.
Le chef d’Etat-major, Ousmane Badgie, dont les troupes ont réitéré leurs allégeances à Yahya Jammeh, a promis de se battre pour lui au motif que « tout militaire mort pour la Gambie et pour Yahya Jammeh ira directement au paradis ». Quand à Krumah Sané, en exil doré en France, il a déclaré, à travers un communiqué, que « le Mfdc et Attika mettent en garde et avertissent le Sénégal de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieurs de la République de Gambie et de laisser les gambiens seuls, régler leur problème électoraux par la voix pacifique du dialogue ».



